Le Mali a été élu par consensus au Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’UNESCO pour un mandat de quatre ans (2026-2030). L’élection s’est tenue le 18 juin 2026 au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris.
Cette désignation permet au Mali d’intégrer l’un des principaux organes décisionnels de l’UNESCO en matière de préservation et de valorisation du patrimoine culturel immatériel.
Selon les autorités maliennes, cette élection est le fruit d’une stratégie diplomatique anticipée et d’une mobilisation des pays africains. Au sein du Groupe V(a) – Afrique, le Mali a été élu par consensus aux côtés de Djibouti et de la Guinée.
Le pays rejoindra ainsi les autres membres du Comité, parmi lesquels figurent notamment la Norvège, le Japon, Oman et le Guatemala. Avec ce mandat, le Mali passe du statut d’observateur à celui de membre décisionnaire du Comité intergouvernemental.
À ce titre, il prendra part aux décisions relatives à l’inscription des éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ; à l’attribution des financements destinés à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ; à l’accréditation des organisations non gouvernementales (ONG) intervenant dans ce domaine.
Cette participation confère au Mali une responsabilité accrue dans l’orientation des politiques internationales de préservation du patrimoine vivant.
Un atout pour les dossiers culturels du Mali et de l’AES
Les autorités estiment que cette élection constitue également un levier important pour la promotion des candidatures culturelles portées par le Mali. Parmi les dossiers prioritaires figurent notamment l’inscription des pratiques du Bôgôlan sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ainsi que la candidature multinationale de la Parenté à plaisanterie, présentée conjointement avec le Burkina Faso et le Niger.
Selon les autorités, cette dernière initiative revêt également une dimension particulière dans le contexte de coopération entre les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Au-delà des enjeux culturels, ce siège est présenté comme un instrument de renforcement de la présence diplomatique du Mali sur la scène multilatérale.
Les autorités soulignent qu’il permettra de promouvoir davantage le patrimoine culturel national, tout en favorisant le développement de nouveaux partenariats internationaux dans les domaines de la culture, de la coopération et du développement.
Cette élection est également saluée comme le résultat de la coordination entre les différents acteurs de la diplomatie malienne, sous les orientations des autorités de la Transition.
En rejoignant le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO pour la période 2026-2030, le Mali renforce ainsi son rôle dans la gouvernance mondiale du patrimoine vivant et dispose d’une nouvelle tribune pour valoriser la richesse de son héritage culturel.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 26/06/2026 by Ousmane BALLO
