Le ministère de l’Éducation nationale a organisé, ce 21 mai 2026, son traditionnel déjeuner de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) afin d’informer l’opinion publique sur les dispositions prises pour assurer le bon déroulement des examens de fin d’année scolaire 2025-2026 sur l’ensemble du territoire national.
Cette rencontre avec les médias s’inscrit dans le cadre de la dynamique de l’« Année de l’Éducation et de la Culture » décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.
À l’ouverture de la rencontre, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes civiles et militaires des récentes attaques terroristes, notamment le Général d’armée Sadio Camara, décédé à la suite des événements du 25 avril 2026.
Dans sa déclaration liminaire, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a salué la mobilisation des membres du cabinet élargi, des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves ainsi que des promoteurs d’écoles privées.
Le ministre a rappelé que les examens de fin d’année constituent un enjeu national majeur et un véritable test de crédibilité pour le système éducatif malien. « Aucun pays ne peut construire sa souveraineté sans une éducation forte et crédible », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de promouvoir les valeurs de mérite, d’excellence et de responsabilité au sein de l’école malienne.
Des mesures administratives, techniques et sécuritaires renforcées
Le chef du département a assuré que toutes les dispositions administratives, pédagogiques, techniques et sécuritaires ont été prises pour garantir des examens transparents et apaisés.
Selon lui, les sujets d’examen et les matériels nécessaires ont déjà été acheminés vers les académies d’enseignement. Les centres d’examen feront également l’objet d’une sécurisation renforcée, tout comme les surveillants mobilisés pour les épreuves.
Le Directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), Zeïnou Aguissa Maïga, a précisé que 333 444 candidats au Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) sont attendus cette année dans 2 231 centres d’examen répartis à travers le pays, y compris un centre ouvert en Mauritanie.
Il a également indiqué que des dispositions spécifiques ont été prévues pour permettre le déplacement de certains candidats vers d’autres centres afin qu’ils puissent composer dans les meilleures conditions.
Tolérance zéro contre la fraude
La lutte contre la fraude a occupé une place centrale lors des échanges avec les journalistes. Le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, a affirmé que les candidats du DEF et du Baccalauréat pourront composer « de Gao à Kidal », grâce aux mesures mises en place par les autorités éducatives.
Il a insisté sur les campagnes de sensibilisation engagées pour prévenir les pratiques frauduleuses, tout en rappelant que les textes réglementaires seront appliqués avec rigueur contre les contrevenants. « Les téléphones sont formellement interdits dans les centres d’examen, y compris les tablettes et les montres connectées », a-t-il averti.
Les responsables du département ont souligné que des sanctions administratives et juridiques sont prévues à l’encontre de toute personne impliquée dans des cas de fraude.
Au terme de cette rencontre, le ministère de l’Éducation nationale a réaffirmé sa volonté de maintenir un dialogue permanent avec les médias et l’ensemble des partenaires du système éducatif.
Les autorités éducatives se sont dites déterminées à garantir des examens crédibles et sereins, dans un contexte où l’éducation est présentée comme un pilier essentiel de la souveraineté nationale et du développement du Mali.
Ousmane BALLO / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 22/05/2026 by Ousmane BALLO
