Laboratoire central vétérinaire : Le DG marcherait-il dans le sillage de son ministre connu pour ses…?

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Nommé, en 2021, Directeur général du Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) en tant qu’attaché de recherche, cette année, Boubacar M. dit Aladiogo Maïga se pavanerait avec le titre du docteur. Aurait-il piraté le Système intégré de gestion des ressources humaines mis en place, en 2022, par le président de la Transition ? Lire notre dossier de ce vendredi 18 avril 2025.
D’entrée en matière, il convient de rappeler qu’entre fin 2010 et début 2012, le Laboratoire central vétérinaire (LCV) a été secoué par la gouvernance non vertueuse d’un Saïdou Tembély. À l’époque, le personnel avait énuméré plusieurs préoccupations et non les moindres. On peut en citer à titre illustratif : l’utilisation à d’autre fin de la subvention que l’État alloue annuellement au LCV, la désuétude des matériels (microscopes et balances électroniques), l’insuffisance du quota de vaccins produits imputable au manque d’intrants (réactifs et simples flacons), le détournement (vrai ou faux) du coût des formations et l’acquisition d’équipements informatiques. D’ailleurs, celle-ci aurait été vue par une frange de travailleurs comme surfacturée ou fictive.
En outre, les chercheurs des dix unités spécialisées ne parvenaient plus à réaliser leurs projets. Pourquoi ? Parce que les 60 millions de CFA mobilisés, chaque année, depuis 2006, par le Gouvernement Malien au nom du Fonds étude et recherche (FER) étaient souvent justifiés par des explications à donner des vertiges. Singulièrement, aux contrôleurs et inspecteurs de divers services qui auraient élu domicile, à cet effet, dans un des bureaux du Laboratoire Central Vétérinaire (LCV).
Conscient du caractère pertinent de ce tas de doléances, l’intransigeant Directeur général Saïdou Tembely, se berna en s’engageant dans un bras de fer avec une partie du personnel. Il mordra la poussière face au sulfureux Comité syndical placé sous la férule de Moussa Sissoko. Blindés par une pétition de 102 agents sur 116 officiellement recensés (à l’époque), tel que le triomphe de Moïse et ses disciples sur Pharaon, Moussa Sissoko et ses partisans exigèrent et obtinrent le départ de Tembely. Limogé en conseil des ministres, le mercredi 1er février 2012, Saïdou remettra les clefs à Boubacar Ousmane Diallo lors d’une passation terne.
Une sérénité de façade s’est instaurée. Le Laboratoire central vétérinaire (LCV) s’est-il abonné aux histoires ubuesques ? La réponse à cette question nous est donnée durant le premier trimestre de ce 2025, par un autre Boubacar M. dit Aladiogo Maïga. Eh oui, un nom si tarabiscoté se fait aussi parler de lui, après la période de crise de 2012, à travers ses pratiques qui seraient… De quoi s’agirait-il ?
Ce Boubacar a mis les pieds au LCV, en 2007, avec une humilité bien paramétrée au contexte. Car, aussi bizarroïde que cela puisse paraitre, le 3 février 2021, il s’y fait nommer Directeur général en tant qu’attaché de recherche. Or, selon un informateur digne de foi qui a requis l’anonymat, pour oser occuper ce haut poste, il faut suivre un processus scrupuleux. C’est-à-dire : assumer au préalable ‘’one by one’’ les fonctions d’un attaché de recherche, puis un chargé de recherche pour enfin décrocher le prestigieux doctorat.
Un niveau supérieur que le DG Boubacar M. dit Aladiogo Maïga n’aurait pas, au moment de sa nomination, le 3 février 2021. « Il aurait accédé à ce poste grâce à l’influence d’un de ses parents tapis dans l’ombre qui serait un des responsables d’un des groupes armés d’autodéfense du nord de notre pays », laisse entendre une source qui a pris soin de nous rencontrer dans un parking auto. Il a voulu en détailler lors d’un prochain entretien.
Ces situations décriées mais savamment éloignées de l’ouïe du public ne suffisent-elles à inciter Boubacar Maïga à la retenue ? Marcherait-il dans le sillage de son mentor, Youba Ba, Ministre de l’élevage et de la pêche qui chapeaute le Laboratoire central vétérinaire (LCV) ? On en parle un peu dans la partie encadrée jointe au présent article.
Il convient ainsi de souligner qu’à l’occasion de son déplacement au Burkina Faso, du 17 au 21 février 2025, juste après la tenue de la 40è session du conseil d’administration de sa structure, Boubacar M. dit Aladiogo Maïga aurait confié la gestion de l’équipe dirigeante à Ibrahim Mariko. Une dispute inévitable aurait éclaté quand les travailleurs auraient su que cet homme ne remplirait les critères.
La bonne raison qui a provoqué, ce jour-là, l’échange de propos violents entre Mariko et certains de ses collègues est que les textes écrits noir sur blanc exigeraient que le Directeur général du LCV et son intérimaire soient titulaires d’un doctorat. Or, il semble que les statuts de l’un et de l’autre (Maïga et Mariko) seraient loin de répondre à cette disposition règlementaire. Le DG Boubacar M. dit Aladiogo Maïga aurait-il un goût prononcé pour l’anarchie ? » Son comportement affiché au quotidien laisserait moins de place au doute.
C’est en vue d’éteindre les velléités illégalistes de ce taciturne aux intentions à la fois inavouées et sans limite que le chef de la section des ressources humaines du Laboratoire central vétérinaire (LCV) a adressé une demande de complément des dossiers. Cette démarche incolore, insapide et inodore aurait réveillé le potentiel de haine momentanément assoupi dans le cœur d’un homme qui se considérerait pour le nombril du monde. En fait, le temps, le meilleur juge, finit par étaler au grand jour la vraie face cachée de chacune et de chacun en fonction des actes posés.
À titre illustratif, les attitudes actuelles de Boubacar M. dit Aladiogo Maïga donnent bien de raisons à notre père et grand-père feu Hampaté Ba qui a écrit dans un de ses ouvrages célèbres que « le pouvoir enivre ».
Mieux, l’histoire a prouvé que les apprentis despotes sont allergiques à recevoir la moindre instruction. Sinon, ce qui a été demandé avec tout le respect requis au Directeur général et à ses deux sbires (Ibrahim Mariko et Fousseni Diallo) n’est pas de la mer à boire. Ils ont été simplement priés de fournir un certain nombre de pièces manquantes et convaincantes.
Celles permettant de dissiper une controverse faisant croire que le DG et sa garde rapprochée (Ibrahim et Fousseni) ne se livreraient à une usurpation des titres dans les locaux du Laboratoire central vétérinaire (LCV). Car, porter fièrement une blouse blanche dans un local confiné, passer la journée à arpenter les allées des bureaux, savoir tenir une puisette et allumer une centrifugeuse ne feront jamais de quelqu’un un attaché de recherche, ni un chargé de recherche encore moins un docteur.
Ces connaissances d’une subtilité féérique s’acquièrent par le cerveau et jamais un document signé par une personne qui en a l’habilité. En somme, il a été demandé au trio magique (Maïga, Mariko et Diallo) de prouver qu’ils ont respecté les trois étapes validant l’ascension de leur carrière. Primo, la décision 0001625/MESRS-SG du 18 septembre 2017 portant mise en congé de formation. Secundo, la décision 0000017/MESRS-SG du 09 janvier 2020 portant prorogation de formation. Tertio, la décision 001338/MESRS-SG du 12 octobre 2022 portant rappel à l’activité. Cette pièce du puzzle se matérialise forcément par la délivrance aux intéressés d’une attestation de reprise de service après la formation. Personne n’a donc voulu chercher une aiguille dans une botte de foins.
En dépit du délai accordé, explique notre source, Boubacar M. dit Aladiogo Maïga, Ibrahim Mariko et Fousseni Diallo n’auraient été en mesure d’apporter les dossiers mentionnés. Il n’en fallait plus pour que leurs laudateurs s’errent dans des explications plates. « Cette question relève du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique que du LCV », expliquent-ils. Bakary Goïta conseiller juridique du Ministre de l’élevage et de la pêche, s’est aussi invité dans cette farandole totalement bouffonne. La semaine dernière, il a contacté notre rédaction en se faisant passer pour l’ange Gabriel d’un DG qui séjournait à Dakar. « Tous les dossiers se trouvent sur ma table », a-t-il lâché.
Ici et ailleurs, qui a réfuté l’existence de ce complément ? Personne ! Alors, le fait de le transmettre au chef de la section des ressources humaines du LCV poserait-il un problème si sérieux au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi qu’au sacré conseiller juridique du Ministre de l’élevage et de la pêche ? Les pièces demandées seraient-elles vérifiables au niveau du Système intégré de gestion des ressources humaines mis en place, en 2022, par le président de la Transition ? Ce dispositif de suivi de la carrière des fonctionnaires d’Etat aurait-il été tripatouillé pour satisfaire les besoins d’une poignée de personnes ? Si oui, par qui et comment ?
De surcroit, par le temps qui prévaut dans notre pays, il a été exigé aux responsables de requérir l’autorisation de la hiérarchie avant de se prononcer sur un sujet. Bakary Goïta aurait-il respecté cette instruction d’une portée importante ? On a le doute !
Pire, le lundi 31 mars 2025 bien que déclaré férié, le chef de la section des ressources humaines du Laboratoire central vétérinaire (LCV) aurait, de manière stupéfiante, reçu une convocation de l’inspection générale du travail. Rassuré comme le petit-fils d’une vendeuse d’un plat Sonhraï dit woudjila, il s’est présenté à l’heure et dans le bureau indiqué. Sans ménagement, un inspecteur s’est hâté de notifier que le puissant employeur Boubacar M. dit Aladiogo Maïga, demanderait le licenciement pur de son employé. En l’occurrence, le chef de la section des ressources humaines. Ici, prend fin, le premier numéro de ce récit plein de révélations.
Qui a récemment voyagé avec sa troisième femme au frais de l’Etat ? Avec quoi un véhicule Yaris berline aurait été acquis à 4 millions de CFA afin de dorloter une dulcinée ? Qui a l’intention de muer la vocation du LCV en y mariant une employée et une stagiaire qui se disputeraient le titre de la reine, impactant parfois le fonctionnement du service ? Comment se porte ce labo dont les défis incitent à la cohésion qu’à la guéguerre à caractère personnel ? Est-il vrai qu’une séquence vidéo compromettante serait sur le point d’être publiée ? Où en est-on avec l’application du Plan stratégique de développement 2022-2026 ? Enfin, le vaccin AVIVAC et le projet VACNADA ont-ils vu le jour ? On va en dire plus, s’il plait à Dieu !

Ceux qui se ressemblent, s’assemblent-ils ?

Les faits sont si têtus et gravissimes qu’il est nécessaire de les rappeler. Ce n’est un secret pour personne, en vue de limoger Youba Ba, feu Amadou Toumani Touré (ATT) bien que bardé de ses pouvoirs régaliens et discrétionnaires, comme tout Président de la République, fut obligé de relever par une décision unique tous les Directeurs administratifs et financiers (DAF). Cet événement de par son caractère inédit au Mali, reste figé dans la mémoire collective. Nul ne saurait le contester. Faut-il préciser au passage que les titulaires de ces postes sont, aujourd’hui, appelés Directeurs de finance et des matériels (DFM).
Aujourd’hui encore, on fait savoir que Youba Ba demeurerait inféodé à un leader religieux. Un tandem se jouerait au détriment de l’intérêt public. L’un se transformerait en pompe à frics, en échange, l’autre servirait de bouclier. On est où là !
Selon une source crédible, quand Youba était le Directeur administratif et financier (DAF) du ministère de l’éducation nationale certains partenaires avaient décidé de rompre le pont avec le Mali. À cause de quoi ? C’est suite à des vérifications financières ayant révélant l’existence des trous profonds à propos de la gestion de certains fonds octroyés à son département. De quoi s’agit-il réellement ? Notre rédaction a fouillé dans les archives
À suivre

Bourama Traoré

Source : Le Véridique