Les élections prises en otage au Haut Conseil Islamique : et si Chérif  Ousmane Madani Haïdara jetait l’éponge pour le bonheur de la faitière

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Le Haut Conseil Islamique   du  Mali (HCIM) tarde  à  élire un nouveau bureau suite à la fin du mandat de l’actuelle  équipe  dirigée par   Chérif   Ousmane Madani Haïdara. À  deux reprises, les élections  programmées  ont été ajournées pour défaut de consensus. Si ce processus électoral est bloqué depuis plusieurs mois, le ministre en charge des Affaires Religieuses, Dr Mahamadou Koné n’arrive pas à s’assumer et gérer cette question avec fermeté.

Dans le milieu religieux, les uns et les autres n’arrivent pas du tout à comprendre son attitude face à cette question qui n’arrive pas à trouver de solution.

Il nous revient que sur les 11 candidatures  enregistrées,  seule celle de Chérif   Ousmane Madani Haïdara constitue le  blocage.

Sans aucune autre forme de procès, nombreux sont les candidats qui tiennent à le faire partir.  Qu’à cela ne tienne, des manœuvres sont en cours pour faire un consensus autour du président  sortant.

Cela fait plusieurs mois que le mandat du  bureau du Haut Conseil islamique du Mali s’est achevé.    Le congrès qui était prévu pour le  26 octobre 2024  n’a pas pu  avoir lieu  pour des motifs liés  à certains réglages. La date du 09 novembre 2024 qui a été choisie en  second lieu  n’a pas pu non plus enregistrer la tenue des élections  à l’effet de choisir un  nouveau bureau.  Pendant ce temps, les accusations  vont bon train  et plusieurs acteurs proches du HCIM  soupçonnent  des manœuvres pour   maintenir  Haïdara à la présidence du HCIM.  « J’ai appris qu’il y a des gens qui disent qu’ils n’aiment  pas Haïdara   parce que c’est sous mon mandant que l’islam a été profané. Même du  vivant du Prophète du Mohamed  SAW, il y a eu des gens  qui lui  ont dit que sa religion est   un mensonge et que le Coran  est un livre de contes », a déclaré Chérif   Ousmane Madani Haïdara pour se défendre de cette accusation   en début  février dernier. La lenteur dans l’organisation des élections  au HCIM  a poussé   un membre du bureau  à la démission dénonçant un vide juridique. C’est le  cas du  Dr Seydou Madibaba Sylla  qui a  renoncé  à son poste de président de la Conférence Nationale des Oulémas du Haut Conseil Islamique du Mali. «  À ceux qui pensent que Haïdara est dans l’illégalité, qu’ils sachent que  c’est le Gouvernement  qui a décidé   d’augmenter le mandat de 6 mois   parce qu’il  y a des difficultés  pour tenir  les élections. Donc ce n’est pas Haïdara  et c’est le Haut Conseil Islamique du Mali qui a besoin de Haïdara  pour sa  stabilité. Ce sont les politiciens  qui se battent pour aller aux élections et non les leaders religieux », a déclaré un proche du président sortant du HCIM. Selon lui,  Haïdara  est toujours dans  la légalité  à la tête du  HCIM. Cependant, des candidats estiment qu’il faut aller aux élections  et plusieurs déclarations ont été faites dans ce sens.

 Pour les élections, il nous revient qu’il y a  11 candidatures  déclarées dont celle du président sortant  Chérif Ousmane Madani Haïdara. Les autres candidats sont  Hood koné  de la Communauté Sunnite et candidat sous les couleurs de l’Association Kankou Moussa,  Mamadou Tiéma Traoré de l’Association de la Jeunesse Musulmane Malienne , l’imam Alphadi Wangara de la mosquée  Sidi Yehia,  Mustapha Dembélé de l’Association des Professeurs des Ecoles Arabes Islamiques du Mali , Muhammad Touré   de l’Association des Femmes Soufies du Mali , Cheick Soufi  Bilal Diallo  de  l’Association des Leaders Spirituels Soufis au Mali,  Bilal Dicko du  Rassemblement Soufi au Mali  et  Ousmane Coulibaly.

Au regard de tout ce qui précède, la question qui revient sur les lèvres est la suivante : Et si Chérif  Ousmane Madani Haïdara jetait l’éponge pour le bonheur de la faitière  des musulmans du Mali ?

Adama BERTHE

Source : La Rédaction du Mali

Last Updated on 01/04/2025 by Ousmane BALLO