Année de l’Éducation et de la Culture : Fin des travaux du comité préparatoire

à la une Accueil Actualités Au Mali éducation Flash infos Infos en continus

Après 7 mois de travaux, le comité préparatoire de l’année de l’Éducation et de la Culture a remis, mardi 6 octobre 2026, son rapport au ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané. Le document doit servir de feuille de route pour faire de 2026-2027 une année consacrée au renforcement du système éducatif, à la valorisation de la culture et au développement du capital humain.

Lancés le 17 mars 2026, les travaux du comité préparatoire de l’année de l’Éducation et de la Culture ont pris fin. La cérémonie remise du rapport au Dr Amadou Sy Savané a réuni notamment le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, la vice-présidente du comité préparatoire, Mme Assetou Founé Samaké, ainsi que des représentants des départements ministériels concernés et plusieurs acteurs du secteur éducatif.

Le ministre de l’Éducation nationale s’est dit satisfait du travail accompli par le comité et a salué l’engagement de ses membres, des experts, techniciens et personnes ressources mobilisés durant les 45 jours de réflexion. « Je suis satisfait de votre travail », a déclaré Dr Amadou Sy Savané, avant de renouveler ses remerciements aux membres du comité pour les propositions formulées.

Présentant les grandes orientations du rapport, la vice-présidente du comité préparatoire, Mme Assetou Founé Samaké, a indiqué que les travaux ont permis d’identifier plusieurs domaines prioritaires.

Le premier concerne le renforcement du système éducatif et de la culture, avec l’ambition de consolider les bases de l’école malienne et de mieux intégrer la dimension culturelle dans le processus de formation.

Le deuxième axe porte sur l’accès des jeunes à la connaissance, notamment à travers la valorisation des 13 langues nationales, le développement de stratégies d’alphabétisation et l’élargissement de l’accès au savoir scientifique.

Le troisième axe concerne la formation d’ingénieurs et de compétences spécialisées dans les secteurs stratégiques du pays. L’objectif est de contribuer à réduire les déficits de compétences et de mieux répondre aux besoins du développement national.

Former sans déraciner

Pour le ministre de l’Éducation nationale, l’association de l’Éducation et de la Culture répond à une nécessité majeure : former des citoyens capables de maîtriser les savoirs modernes tout en restant profondément ancrés dans leur histoire et leur identité culturelle.

La formation académique, estime-t-il, ne saurait à elle seule répondre aux défis du Mali. L’école doit également permettre aux jeunes de connaître leur histoire, leur patrimoine et leurs références culturelles. Il s’agit ainsi de promouvoir une « école qui forme sans déraciner », capable de transmettre les connaissances scientifiques tout en valorisant les langues, les cultures et les savoirs nationaux.

Cette orientation vise également à renforcer le rôle de l’école dans la construction d’une citoyenneté consciente des réalités nationales et ouverte sur les exigences du monde contemporain.

Parmi les pistes mises en avant figurent notamment le renforcement de la formation des enseignants dans les disciplines scientifiques, l’accélération de l’apprentissage et de la diffusion des connaissances à travers les langues nationales et le développement de formations d’ingénieurs adaptées aux secteurs vitaux de l’économie.

L’enjeu est de rapprocher davantage le système éducatif des besoins réels du pays. Cette orientation répond notamment à l’un des défis majeurs identifiés par les autorités : l’inadéquation entre les formations dispensées et les exigences de l’emploi.

Le développement de compétences techniques et professionnelles adaptées aux secteurs prioritaires doit ainsi contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes et à renforcer les capacités nationales.

La mise en œuvre des recommandations nécessitera toutefois une coordination étroite entre les différents départements ministériels concernés. Le comité préparatoire a notamment souligné l’importance d’une meilleure articulation entre les ministères intervenant dans l’Éducation, la Culture, la Formation professionnelle et l’Enseignement supérieur, mais également avec le ministère de l’Administration territoriale et ses services déconcentrés.

 « Le véritable travail commence maintenant »

Pour le ministre de l’Éducation nationale, la remise du rapport ne constitue pas l’aboutissement du processus, mais plutôt le début d’une nouvelle phase. Le document constitue désormais une base de travail pour bâtir les fondements d’une école malienne davantage adaptée aux réalités et aux ambitions du pays.

Dr Amadou Sy Savané a assuré que les dispositions nécessaires seront prises pour accompagner la mise en œuvre des activités proposées par le comité.

Après 45 jours de réflexion, de consultations et de formulation de recommandations, les autorités se trouvent donc face à un nouveau défi : transformer les propositions du rapport en actions concrètes et mesurables.

La réussite de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 dépendra ainsi moins de la portée symbolique de l’initiative que de sa capacité à produire des changements durables dans la formation, l’employabilité, la valorisation culturelle et le développement du capital humain.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

Last Updated on 08/10/2026 by Ousmane BALLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *