A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré la Journée Mondiale de l’Eau, le samedi 22 mars 2025, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga.
Faut-il le rappeler, le thème mondial de l’édition 2025 était : « Sauvons nos glaciers ». Il y avait deux thèmes nationaux, à savoir : ‘’ Effet de la fonte des glaciers sur le cycle de l’eau au Mali’’ et ‘’Problématique de la pollution des cours d’eau du Mali’’.
La Maire de la Commune III du District de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo a rappelé ceci : « L’eau est au cœur de nos vies, de nos économies, de nos sociétés ». Elle a souligné que la fonte des glaciers a des répercussions sur les ressources en eau. Pour elle, la menace est visible et nécessite une mobilisation collective. Mme Djiré a tenu à saluer les efforts entrepris par les plus hautes autorités, les partenaires, la société civile et autres pour faire face aux nombreux défis.
La représentante de la Société Civile, Mme Selly Ouane a signalé que la célébration de cette journée est une opportunité pour les Organisations de la Société Civile (OSC) du secteur WASH de jeter un regard critique sur la situation de l’accès à l’eau afin de proposer des solutions à l’intention des décideurs. Selon elle, en plus, la JME est un espace de sensibilisation des populations sur l’importance de la protection des ressources en eau pour ses multiples usages et un moment de plaidoyer de la société civile en faveur de l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2030. « Malheureusement, plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable sécurisée. Au Mali, plus de 72,1 % de la population ont accès à l’eau potable. Toutefois, force est de reconnaître que ce taux est inégalement réparti entre les milieux, rural et urbain. Derrière ces chiffres, ce sont des vies humaines en danger, des enfants privés d’éducation parce qu’ils doivent parcourir des kilomètres pour chercher de l’eau, des hôpitaux où l’eau insalubre aggrave les maladies. Garantir l’accès à une eau propre pour tous n’est pas un luxe, c’est un droit humain fondamental », a précisé la représentante de la Société Civile.
« Au regard de cette situation, la société civile réitère son plaidoyer pour l’augmentation de la part du budget national allouée à l’eau et l’assainissement à 5%, conformément aux engagements SWA (Assainissement et Eau pour Tous !). Elle demande au Gouvernement : la concrétisation de ses engagements nationaux et internationaux en matière de protection et de promotion des ressources en eau, et l’effectivité du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement ; à entreprendre des actions urgentes et concrètes visant à réduire la pollution de la ressource en eau ; et invite les Partenaires Techniques et Financiers à soutenir les actions du Mali en faveur de la protection de la ressource en eau », a-t-elle ajouté.
Le représentant des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour l’Eau Potable et l’Assainissement au Mali a précisé que la pollution des cours d’eau au Mali impacte fortement sur la disponibilité de la ressource en eau, car l’eau potable se fait rare. « Cette journée nous invite à réfléchir sur le rôle que nous pouvons jouer dans la protection de l’environnement et la mitigation des risques et conséquences y afférentes. Car malgré les efforts consentis par l’Etat et les PTF, le chemin reste long et pierreux. Nous encourageons le Gouvernement à accroitre la collaboration et le dialogue avec la société civile dans ce sens. Nous considérons également la prise en compte et la pleine participation des femmes et des jeunes dans l’amélioration de l’accès aux services d’eau potable et d’assainissement cruciales pour le secteur », a-t-il précisé.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Boubacar Diané a précisé que qui suit : « Les glaciers constituent une réserve essentielle d’eau douce à l’échelle mondiale. Leur fonte rapide due au réchauffement climatique affecte gravement le cycle global de l’eau. Bien que notre pays ne possède pas de glaciers, la fonte accélérée observée au niveau mondial, influence directement notre climat local en provoquant des perturbations significatives dans la disponibilité et la gestion de nos ressources en eau. Ces changements exacerbent les sécheresses, les inondations, et perturbent les systèmes hydrologiques, agricoles et économiques dont dépendent fortement nos populations ». Selon lui, les activités commémoratives visent essentiellement à mobiliser les décideurs, les services techniques, les collectivités territoriales, la société civile, les usagers, les universitaires, la presse, les partenaires techniques et financiers autour d’une gestion durable, optimale et rationnelle des ressources en eau et des actions vigoureuses contre les effets négatifs du changement climatique. « Je saisis cette occasion pour appeler chaque Malienne et chaque Malien à davantage de responsabilité face aux dommages environnementaux causés par certaines activités dans nos cours d’eau, notamment l’orpaillage avec l’utilisation des dragues et des produits chimiques qui menacent nos écosystèmes et compromettent dangereusement l’avenir des générations futures », a rassuré le ministre de l’Energie et de l’Eau.
Abdallah SANOGO
Source: La Rédaction du Mali
Last Updated on 01/04/2025 by Ousmane BALLO

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