Nouakchott : le Sahel au cœur du nexus climat, paix et sécurité

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La deuxième édition du Forum sur le Climat, la Paix et la Sécurité s’est ouverte, mardi 6 octobre 2026 à Nouakchott, avec un accent particulier sur les interactions entre changement climatique, vulnérabilités socio-économiques et instabilité dans l’espace sahélien. Le Mali, représenté par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, y défend une approche fondée sur la résilience et la coopération régionale.

L’ancien Palais des Congrès de Nouakchott accueille depuis le 6 octobre la deuxième édition du Forum sur le Climat, la Paix et la Sécurité. Placée sous la présidence de Mokhtar Ould DJAY, Premier ministre et Chef du Gouvernement de la République islamique de Mauritanie, la rencontre réunit plusieurs délégations autour d’un même constat : au Sahel, les défis climatiques et sécuritaires sont désormais étroitement liés.

La délégation malienne est conduite par DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. À l’ouverture des travaux, le leadership du Mali sur le nexus « Climat, Paix et Sécurité », porté par le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, a été salué.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre mauritanien, s’exprimant au nom du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a souhaité la bienvenue aux différentes délégations et souligné l’importance de cette rencontre pour les pays confrontés aux conséquences multiples du dérèglement climatique.

Pour Mokhtar Ould DJAY, le changement climatique ne peut plus être considéré comme une question exclusivement environnementale. Il constitue désormais un enjeu majeur de paix, de sécurité, de stabilité et de développement.

Cette approche prend une résonance particulière dans le Sahel, où la dégradation des écosystèmes se combine avec la pauvreté, les déplacements de populations et les tensions autour de l’accès aux ressources naturelles. Les effets du changement climatique peuvent ainsi accentuer des vulnérabilités existantes et contribuer à alimenter les tensions sociales et économiques.

Des réponses adaptées aux réalités sahéliennes

Face à cette interdépendance, le chef du Gouvernement mauritanien a plaidé pour un dépassement des approches sectorielles. Selon lui, les réponses aux crises qui touchent la région doivent être intégrées, coordonnées et adaptées aux réalités propres aux États sahéliens.

Cette orientation place la coopération régionale au centre des stratégies de prévention et de résilience. Elle implique notamment de renforcer le dialogue entre les États, de mutualiser les expériences et de privilégier des solutions concrètes capables de répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques, sociaux et sécuritaires.

Le Forum de Nouakchott apparaît ainsi comme un espace de concertation destiné à favoriser l’émergence de réponses communes face à des défis qui dépassent les frontières nationales.

Autre priorité mise en avant lors de l’ouverture : l’implication des populations directement exposées aux effets du changement climatique.

Mokhtar Ould DJAY a particulièrement insisté sur la nécessité de placer les jeunes, les femmes et les communautés locales au cœur des politiques de résilience et de développement durable. Pour les pays du Sahel, ces acteurs constituent à la fois des catégories fortement exposées aux vulnérabilités climatiques et des leviers essentiels pour construire des réponses durables.

Cette orientation traduit la volonté de rapprocher les politiques climatiques des réalités vécues sur le terrain, notamment dans les territoires les plus fragiles.

Le financement constitue également l’un des enjeux majeurs soulevés lors de cette deuxième édition. Le Premier ministre mauritanien a appelé à une mobilisation accrue de ressources adaptées et accessibles, particulièrement en faveur de l’adaptation aux changements climatiques, de la résilience des populations et du développement des territoires vulnérables.

Pour les États sahéliens, l’accès à ces financements apparaît déterminant pour renforcer les capacités d’adaptation, protéger les populations et réduire les facteurs de fragilité susceptibles d’exacerber les tensions.

À travers les échanges de Nouakchott, une conviction semble se dégager : les réponses aux défis du Sahel ne peuvent être efficaces sans une meilleure articulation entre politiques climatiques, développement, cohésion sociale et sécurité.

La deuxième édition du Forum sur le Climat, la Paix et la Sécurité entend ainsi contribuer à cette dynamique de coopération régionale et à la recherche de solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

La cérémonie d’ouverture s’est achevée par une visite des stands, avant la poursuite des travaux consacrés aux différents enjeux liés au climat, à la paix et à la sécurité dans la région.

OB / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 07/10/2026 by Ousmane BALLO

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