Mali : un contrat de plus de 30 milliards FCFA avec KAMAZ pour le transport et logistique

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La Société malienne de Transport et de Logistique (SMTL-SA) et le groupe russe KAMAZ ont signé, mercredi 7 octobre 2026 à Bamako, un contrat de plus de 30 milliards de FCFA portant sur l’acquisition et la livraison de véhicules. Au-delà du renouvellement des capacités de transport, l’accord prévoit maintenance, transfert de technologie, formation et, à terme, la mise en place d’une unité de montage de véhicules KAMAZ au Mali.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités nationales de transport et de logistique. La Société malienne de Transport et de Logistique (SMTL-SA) et le groupe russe KAMAZ ont conclu, mercredi 7 octobre 2026 à Bamako, un important contrat portant sur l’acquisition et la livraison de véhicules.

La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures. Elle marque une nouvelle concrétisation de la coopération entre le Mali et la Fédération de Russie dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale.

D’un montant de plus de 30 milliards de FCFA, ce premier contrat s’inscrit dans le cadre de l’accord intergouvernemental conclu entre le Mali et la Russie. Il vise notamment à accroître les capacités nationales de transport et de logistique et à améliorer la réponse aux besoins d’approvisionnement et de ravitaillement du pays.

L’accord trouve son origine dans la visite du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, au deuxième Sommet Russie-Afrique organisé en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg.

Au-delà de la fourniture de véhicules, les autorités maliennes entendent faire de cette coopération un partenariat durable, susceptible de contribuer au développement d’un véritable écosystème industriel autour du constructeur russe.

Maintenance et transfert de technologie

Selon le Directeur général de la SMTL-SA, le Colonel Djibrila HAROUNA, les engagements bilatéraux ne se limitent pas à la livraison des véhicules. Ils comprennent également plusieurs volets destinés à assurer leur exploitation et leur maintenance sur le long terme.

Parmi ces engagements figurent notamment la mise en place d’un atelier de maintenance à Bamako-Sénou, l’approvisionnement en pièces de rechange ainsi que le transfert de technologies.

La formation des compétences nationales constitue également un axe important du partenariat. Des équipes maliennes doivent notamment bénéficier de formations techniques à Kazan, en Russie, avant de mettre leurs compétences au service du dispositif national.

La coopération entre la SMTL-SA et KAMAZ pourrait surtout prendre une dimension industrielle avec la perspective de l’installation, à Bamako, d’une unité de montage de véhicules du constructeur russe.

Lors de la cérémonie, le Directeur général de KAMAZ a réaffirmé la disponibilité de son groupe à accompagner le Mali dans la création de son propre centre de service KAMAZ. Cette première infrastructure pourrait, à terme, ouvrir la voie à la réalisation d’un atelier d’assemblage et d’une véritable usine de montage de véhicules dans la capitale malienne.

Une telle perspective permettrait d’aller au-delà de l’importation de véhicules en favorisant progressivement la localisation de certaines activités, le développement des compétences techniques et la création d’emplois spécialisés.

Un partenariat à dimension stratégique

La signature de ce contrat intervient dans un contexte où le renforcement des capacités logistiques constitue un enjeu majeur pour le Mali. L’amélioration du transport des personnes et des marchandises, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et la disponibilité des moyens logistiques sont directement liées à la performance de l’économie nationale.

À travers cet accord, Bamako et Moscou affichent ainsi leur volonté de donner une dimension concrète à leur coopération économique. La formation, le transfert de savoir-faire, la maintenance locale et la perspective d’une production ou d’un assemblage sur le territoire malien constituent les principaux leviers de cette nouvelle phase du partenariat.

Pour le Mali, l’enjeu dépasse donc l’acquisition de nouveaux véhicules. Il s’agit désormais de transformer un contrat commercial en levier de renforcement des capacités nationales et, à terme, d’industrialisation du secteur du transport.

IT / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 07/10/2026 by Ousmane BALLO

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