À quelques jours du coup d’envoi du championnat de Ligue 1 Orange, la FEMAFOOT mise sur la formation et l’intégrité pour renforcer la qualité de l’arbitrage. Plus d’une centaine d’arbitres venus des régions et du district de Bamako participent à une session de mise à niveau animée par des experts nationaux et un instructeur de la CAF.
À l’approche du démarrage des compétitions nationales, la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) renforce les capacités de ses arbitres. Une session de formation destinée à plus d’une centaine d’hommes et de femmes en noir a été officiellement lancée lundi 5 octobre 2026 au Palais des Pionniers de Bamako.
Présidée par le président de la FEMAFOOT, Mahazou dit Baba Cissé, cette formation de deux jours réunit des arbitres issus des différentes régions du Mali ainsi que du district de Bamako. Elle vise notamment à actualiser leurs connaissances des lois du jeu et à les préparer aux exigences de la nouvelle saison nationale.
Au-delà de la maîtrise technique, la FEMAFOOT entend placer l’intégrité au cœur de l’arbitrage national. Dans son intervention, le président de la Fédération a rappelé que les arbitres jouent un rôle déterminant dans la crédibilité des compétitions.
À quelques jours du lancement de la Ligue 1 Orange, Mahazou dit Baba Cissé a ainsi appelé les arbitres à faire preuve d’impartialité et à appliquer les mêmes règles à toutes les équipes, quels que soient leur statut, leurs dirigeants ou leur influence.
« Aucun club ne doit bénéficier d’un traitement de faveur. Aucun club ne doit se sentir avantagé ou désavantagé en raison de son dirigeant ou de sa position », a-t-il insisté.
Le président de la FEMAFOOT a également mis l’accent sur la maîtrise de soi dans la gestion des rencontres. Contestations, simulations, actes de violence ou pertes de temps figurent parmi les situations auxquelles les arbitres doivent pouvoir répondre avec professionnalisme et sang-froid.
Mise à niveau sur les lois du jeu
La session est animée par plusieurs instructeurs nationaux, notamment Koman Coulibaly, Ibrahima Haïdara, Youssouf Diallo, Gaoussou Kané et Djeneba Dembélé, ainsi que par l’expert de la Confédération africaine de football (CAF), Samir Kria.
Les travaux portent sur plusieurs aspects de l’arbitrage moderne, notamment les évolutions des lois du jeu, les challenges, les fautes tactiques et les situations de hors-jeu.
Cette mise à niveau doit permettre aux arbitres de mieux maîtriser les changements réglementaires et d’améliorer la cohérence de leurs décisions au cours des rencontres.
La FEMAFOOT insiste également sur la qualité du travail administratif qui accompagne l’arbitrage. Les rapports de match devront être précis, complets et conformes aux faits constatés sur le terrain, sans considération pour le statut ou la qualité des acteurs concernés.
Le président de la Fédération a, par ailleurs, invité les arbitres à signaler sans délai toute tentative de pression, sollicitation ou situation susceptible de compromettre leur impartialité.
Cette exigence vise à renforcer la confiance entre les arbitres, les clubs et les instances dirigeantes du football malien.
Les indemnités revalorisées de 50 %
L’amélioration de l’arbitrage passe également par les conditions d’exercice des officiels. Sur ce point, le président de la FEMAFOOT a réaffirmé sa volonté d’accompagner davantage les arbitres.
Une augmentation de 50 % des perdiems a notamment été annoncée. Cette mesure doit contribuer à améliorer les conditions de travail des arbitres et à favoriser la progression des meilleurs éléments, notamment ceux appelés à représenter le Mali dans les compétitions internationales.
À travers cette session, la FEMAFOOT entend ainsi agir sur plusieurs leviers : formation, intégrité, professionnalisation et amélioration des conditions d’exercice. Une démarche qui intervient à un moment stratégique, à quelques jours du début du championnat de Ligue 1 Orange, dont la crédibilité dépendra aussi de la qualité et de l’impartialité de son arbitrage.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 07/10/2026 by Ousmane BALLO
