En marge de la 7ᵉ réunion du « Cairo Dialogue », la ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a rencontré au Caire son homologue égyptien, Dr Badr Abdelaty. Les échanges ont porté sur le développement des compétences, l’entrepreneuriat et les mécanismes d’insertion professionnelle des jeunes.
Le renforcement du capital humain s’impose comme un axe majeur de la coopération entre le Mali et l’Égypte. C’est dans cette perspective que la ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a été reçue dimanche 6 septembre 2026 au Caire par Dr Badr Abdelaty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger.
La rencontre s’est tenue en marge de la 7ᵉ réunion du Dialogue entre les agences de coopération technique des États membres de la Banque islamique de développement, communément appelée « Cairo Dialogue ».
Accompagnée de l’ambassadeur du Mali en Égypte, Samba Baby, et des membres de sa délégation, la ministre a transmis les salutations des autorités maliennes à leurs homologues égyptiennes. Elle a également exprimé sa reconnaissance pour l’invitation et l’accueil réservé à la délégation malienne.
Les échanges entre les deux responsables ont principalement porté sur les moyens de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale dans des secteurs directement liés à l’emploi et à l’autonomisation économique.
La partie malienne a notamment mis l’accent sur le renforcement de la formation professionnelle, le développement des compétences et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat. Oumou Sall Seck a plaidé pour une intensification des partenariats à travers le partage d’expériences, l’échange d’expertises et le renforcement des capacités.
L’objectif est également de mettre en place des mécanismes permettant de mieux accompagner les jeunes à l’issue de leur formation, afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail ou leur orientation vers l’entrepreneuriat. Une attention particulière a été accordée à la situation des jeunes Maliens ayant suivi des formations en langue arabe.
Pour la partie malienne, il s’agit de créer davantage de passerelles entre les formations reçues, les qualifications professionnelles, l’insertion dans le monde du travail et la création d’activités génératrices de revenus. L’enjeu est de permettre à ces jeunes de mieux valoriser leurs compétences et de transformer leur parcours de formation en véritables opportunités professionnelles.
Cette approche s’inscrit dans une volonté plus large de rapprocher les systèmes de formation des besoins réels du marché de l’emploi.
L’Égypte disposée à partager son expérience
De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger a réaffirmé l’attachement de son pays aux relations historiques et fraternelles avec le Mali.
Dr Badr Abdelaty a assuré de la disponibilité de l’Égypte à accompagner Bamako dans ses efforts de développement et de renforcement des capacités nationales. L’Égypte entend notamment mettre à profit son expérience dans plusieurs domaines, parmi lesquels l’entrepreneuriat, l’accompagnement des petites et moyennes entreprises ainsi que la formation technique et professionnelle.
Une attention particulière devrait être accordée à la jeunesse, considérée comme un acteur essentiel du développement économique et social. Les deux parties ont également évoqué les possibilités offertes par l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement (EAPD).
Cette structure pourrait constituer un levier supplémentaire pour permettre au Mali de bénéficier de programmes et de sessions de formation dans plusieurs secteurs prioritaires. L’objectif est de mieux exploiter les opportunités de coopération existantes et de favoriser le transfert de compétences et d’expertise au profit des acteurs maliens.
La rencontre du Caire traduit une volonté commune de donner une dimension plus opérationnelle à la coopération Mali-Égypte, notamment dans les domaines de la formation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Pour Bamako, le développement des compétences et l’insertion des jeunes constituent des enjeux majeurs pour soutenir la transformation économique du pays. Pour Le Caire, le partage d’expérience et de savoir-faire peut contribuer à renforcer les capacités des partenaires africains.
À travers cette dynamique, les deux pays entendent consolider un partenariat fondé sur le transfert de compétences, le partage d’expériences et la valorisation du capital humain, avec en ligne de mire la création d’emplois, l’autonomisation de la jeunesse et le développement économique.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 09/09/2026 by Ousmane BALLO
