Alors que l’aide alimentaire et agricole s’organise pour soutenir les déplacés internes à Mopti et dans d’autres régions du pays, la sécurisation et la fluidité de l’acheminement restent le verrou stratégique pour sauver des vies.
L’urgence humanitaire est palpable dans les centres d’accueil de Mopti. Fuyant Kouakourou, des centaines de familles s’entassent dans des écoles. « Sans vivres, ça va être compliqué. À la rentrée, nous ignorons où nous habiterons », s’inquiète un déplacé. Si le Développement social de la région de Mopti a réussi à faire acheminer des vivres et planifie le recasement de ces populations, le transport des stocks dans les zones de crise demeure un défi de chaque instant.
Pour la coordinatrice des affaires humanitaires de l’ONU, la clé de la réponse réside précisément dans la logistique et la sécurité des convois : « L’accès humanitaire doit être sûr, rapide et sans entrave afin que l’assistance puisse atteindre les personnes qui en ont besoin où qu’elles se trouvent. Protéger l’humanitaire, c’est protéger les populations qu’ils sont venus servir. »
Cet acheminement sécurisé est d’autant plus vital que l’aide se diversifie pour préparer l’avenir. Dans le cadre du Plan de réponse humanitaire du gouvernement, le Royaume du Maroc a acheminé un don crucial d’engrais la semaine dernière. Au micro de nos confrères de l’ORTM, l’ambassadeur du Maroc a rappelé que cet appui vise à « donner aux agriculteurs de meilleurs moyens pour faire face aux difficultés ». Un soutien logistique et technique salué sur l’ORTM par le PDG chef de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), précisant que ces intrants permettront d’améliorer la fertilité des sols et de booster les rendements pour garantir une sécurité alimentaire durable.
Source : Studio Tamani
Last Updated on 09/09/2026 by Ousmane BALLO
