À travers un atelier de trois jours organisé par le PNUD, l’ONUDC et l’OIM, avec l’appui de plusieurs partenaires, les acteurs institutionnels et de la société civile préparent le lancement opérationnel du One Stop Center, un dispositif destiné à offrir une prise en charge intégrée aux survivantes de violences.
Face à la persistance des violences basées sur le genre dans les régions de Mopti et de Bandiagara, les autorités administratives, les agences des Nations unies et les partenaires techniques et financiers renforcent leur coopération afin d’améliorer la protection et l’accompagnement des victimes.
C’est dans cette dynamique qu’a été lancé, le 21 juillet 2026, dans la salle de conférences du Gouvernorat de Bandiagara, un atelier de renforcement des capacités techniques et opérationnelles consacré au démarrage des activités du One Stop Center de Bandiagara.
Cette initiative est portée conjointement par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’objectif de cet atelier est de mettre en place un mécanisme de prise en charge plus efficace des survivantes de violences, notamment des violences basées sur le genre, en favorisant une meilleure coordination entre les différents acteurs intervenant dans les domaines médical, psychosocial, juridique et judiciaire.
Pendant trois jours, les participants travailleront sur l’identification des insuffisances du système actuel afin de proposer des réponses adaptées. Une cartographie complète des services existants sera réalisée pour améliorer leur accessibilité, leur qualité et leur complémentarité.
Le projet bénéficie de l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), tandis que sa mise en œuvre est financée par le Gouvernement du Japon.
Un centre intégré au service des populations les plus vulnérables
Le One Stop Center a été conçu comme un espace unique où les survivantes pourront accéder à plusieurs services essentiels sans avoir à multiplier les démarches administratives.
L’ambition est de proposer une réponse globale comprenant notamment l’accompagnement psychosocial ; l’assistance médicale ; l’appui juridique et judiciaire ; les mécanismes de référencement entre les différents services compétents. Cette approche intégrée vise à réduire les délais de prise en charge tout en améliorant la qualité des services offerts aux victimes.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a insisté sur l’importance de cette initiative pour la protection des populations les plus vulnérables.
De son côté, le chef du Bureau du PNUD à Mopti, Benjamen Olagboye, a qualifié le futur One Stop Center de symbole concret d’une réponse intégrée face aux violences basées sur le genre. Selon lui, ce dispositif contribuera à améliorer durablement les conditions de prise en charge des survivantes.
Un message vidéo de l’ambassadeur du Japon au Mali a également été diffusé. Le diplomate y a salué l’engagement des autorités régionales dans la mise en œuvre de ce projet financé par son pays.
Représentant le gouverneur de la région, le conseiller aux affaires économiques et financières Issiaka Cissé a rappelé que l’ouverture opérationnelle du One Stop Center traduit la volonté des autorités de renforcer durablement le système de protection des survivantes. Il a invité les participants à mettre leurs compétences au service d’un dispositif efficace et pérenne.
Plus de 50 acteurs appelés à renforcer leurs compétences
L’atelier réunit plus de 50 acteurs issus des services techniques de l’État, du barreau, des organisations de la société civile ainsi que des forces de défense et de sécurité.
Au programme figurent notamment la compréhension des différentes formes de violences basées sur le genre ; la maîtrise du fonctionnement des One Stop Centers ; l’évaluation de l’offre existante de services médicaux, sociaux et judiciaires ; la formation aux normes minimales de prise en charge et aux mécanismes de référencement ; l’élaboration d’un plan d’action conjoint visant à améliorer la coordination entre les différents intervenants.
À travers cette initiative, les partenaires entendent poser les bases d’un système de protection plus cohérent, plus accessible et plus efficace pour les survivantes de violences dans la région de Bandiagara.
Le lancement prochain du One Stop Center devrait ainsi contribuer à renforcer l’accès des victimes à des services de qualité, tout en consolidant la coopération entre les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 22/07/2026 by Ousmane BALLO
