Le gouvernement burkinabè poursuit sa stratégie de renforcement de la présence de l’État dans le secteur minier. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 9 juillet, il a approuvé l’octroi d’un permis d’exploitation pour le projet aurifère de Bouboulou, ouvrant ainsi la voie à une quatrième mine d’or sous la gestion de la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB).
L’autorisation accordée par le gouvernement constitue une étape décisive pour le développement du gisement situé dans la province du Passoré, au nord du Burkina Faso.
Dans l’industrie minière, le permis d’exploitation représente l’acte administratif qui autorise officiellement le démarrage des activités d’extraction sur un gisement reconnu. Son obtention permet désormais à la SOPAMIB de réunir les conditions juridiques nécessaires pour lancer les travaux d’exploitation de cette future mine industrielle.
Selon les informations présentées au Conseil des ministres, le projet de Bouboulou nécessitera un investissement estimé à plus de 32 milliards de FCFA, soit environ 55 millions de dollars américains.
Cette nouvelle infrastructure minière devrait contribuer à accroître la production nationale d’or, tout en générant des retombées économiques à travers la création d’emplois, le développement des infrastructures locales et l’augmentation des recettes publiques.
Avec le projet de Bouboulou, la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) poursuit l’élargissement de son portefeuille d’actifs. Cette entreprise publique, contrôlée par l’État, joue un rôle central dans la nouvelle politique minière du pays, qui vise à renforcer la participation nationale dans l’exploitation des ressources naturelles.
L’intégration d’une quatrième mine industrielle s’inscrit dans cette dynamique de souveraineté économique, portée par les autorités burkinabè afin de mieux valoriser les richesses minières du pays et d’accroître les bénéfices tirés de leur exploitation.
L’approbation du permis d’exploitation de Bouboulou confirme la volonté du gouvernement de consolider le contrôle de l’État sur un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Premier produit d’exportation du Burkina Faso, l’or demeure un pilier essentiel des recettes publiques et des entrées de devises. En renforçant les capacités de la SOPAMIB, les autorités ambitionnent de mieux capter la valeur ajoutée générée par l’activité minière et d’utiliser ces ressources pour soutenir les politiques de développement, malgré un contexte sécuritaire et économique toujours exigeant.
Avec ce nouveau projet, le Burkina Faso franchit une étape supplémentaire dans sa politique de valorisation de son potentiel aurifère et confirme son ambition de faire de l’exploitation minière un levier majeur de croissance et de souveraineté économique.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 11/07/2026 by Ousmane BALLO
