Le Burkina Faso poursuit ses efforts d’assainissement des finances publiques. Selon les conclusions du Conseil des ministres du jeudi 9 juillet, le pays est parvenu à réduire significativement son déficit budgétaire en 2025, une évolution qui témoigne de la consolidation de sa politique de gestion économique malgré un contexte régional toujours marqué par de nombreux défis.
Les chiffres présentés au Conseil des ministres révèlent que le déficit budgétaire du Burkina Faso s’est établi à 333 milliards de FCFA, soit environ 582 millions de dollars, au terme de l’exercice 2025.
Comparativement à l’année 2024, où le déficit atteignait 856,3 milliards de FCFA, le pays a enregistré une diminution de 522 milliards de FCFA, correspondant à une baisse d’environ 61 %.
Cette amélioration constitue l’un des principaux indicateurs de la stratégie de redressement des finances publiques engagée par les autorités burkinabè.
Pour la ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, cette performance est le résultat d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Elle a souligné que cette évolution positive repose notamment sur la qualité de la signature financière du Burkina Faso sur le marché régional, qui a permis au pays de mobiliser des financements dans de meilleures conditions, ainsi que sur une politique de rationalisation des dépenses publiques mise en œuvre par le gouvernement.
Selon les autorités, ces deux leviers ont contribué à améliorer l’équilibre budgétaire tout en maintenant le financement des priorités nationales.
La réduction du déficit budgétaire est également perçue comme un indicateur de crédibilité financière susceptible de renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs.
Dans un environnement économique marqué par les impératifs sécuritaires, les besoins croissants en investissements publics et les pressions sur les finances de l’État, cette amélioration traduit la volonté des autorités de préserver les grands équilibres macroéconomiques.
Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique à travers la maîtrise des dépenses, l’amélioration de la mobilisation des recettes internes et une gestion plus efficiente des ressources publiques.
Cette baisse significative du déficit budgétaire s’inscrit dans les réformes économiques entreprises par le Burkina Faso pour renforcer la résilience de son économie et soutenir son développement.
Les autorités espèrent ainsi consolider les acquis enregistrés en 2025 afin de poursuivre l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et de créer un environnement plus favorable à l’investissement, à la croissance et à la transformation structurelle de l’économie nationale.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 11/07/2026 by Ousmane BALLO
