Mali : Dr Laya Amadou GUINDO livre son analyse sur les nouvelles orientations de la BCEAO !

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Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la BCEAO s’est réuni le 10 juin dernier afin d’examiner la situation monétaire et financière au sein de la zone UEMOA. À l’issue de ses travaux, des mesures concrètes ont été arrêtées afin de donner des orientations quant aux indicateurs du taux directeur. Dr Laya Amadou GUINDO, enseignant chercheur, spécialiste des questions monétaires explique ce qui change avec au taux directeur.

Il explique d’abord les principales mesures qui ont été arrêtées. Il s’agit entre autre :

1. Le maintien du principal taux directeur à 3 %;

2. La fixation du taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 5 % ;

3. Le maintien du coefficient des réserves obligatoires à 3 % ;

4. Une progression du PIB réel estimée à 6,1 % au premier trimestre 2026 ;

5. Un taux d’inflation établi à -0,2 % sur la même période ;

6. Une prévision du taux d’inflation annuel pour 2026 à 1,6 %, toutes choses égales par ailleurs.

Ces indicateurs macroéconomiques selon Guindo revêtent une importance capitale pour l’ensemble des acteurs économiques, et plus particulièrement pour les intervenants du marché, tels que les prêteurs, les emprunteurs et les investisseurs.

Pourquoi ces décisions chiffrées nous concernent-elles tous?

L’expert monétaire explique qu’en maintenant son principal taux directeur à 3 %, la Banque Centrale fixe le prix auquel elle prête de l’argent aux banques commerciales. Ce taux de base dicte directement les taux d’intérêt que les banques commerciales appliqueront ensuite à leurs clients :<< si ce taux reste stable, le coût des crédits pour les ménages et les entreprises tend lui aussi à se stabiliser. De même, sur les marchés financiers, ces taux directeurs servent de boussole pour fixer le rendement des obligations d’État : un taux maintenu à ce niveau influence la rémunération que les investisseurs exigeront pour prêter de l’argent aux pays de la zone>> estime Dr Laya Amadou GUINDO.

Il expliquera par la suute que c’est ce mécanisme de transmission qui explique la perception de ces annonces selon la nature des pays :<<Dans les économies de marché, où les entreprises se financent massivement en émettant directement des titres, les délibérations du Comité sont suivies avec une attention soutenue par le grand public et les investisseurs. En revanche, dans les économies d’endettement où le crédit bancaire reste le moteur principal du financement, ces informations suscitent encore principalement l’intérêt direct des responsables des institutions financières>> dit-il.

Pour l’enseignant chercheur, il apparaît dès lors essentiel de suivre de près les orientations de la Banque centrale, dans la mesure où notre vie économique et financière en dépend étroitement.

Amadou Kodio/Afrikinfos-mali

Last Updated on 15/06/2026 by Ousmane BALLO

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