Mali : le DEF 2026 lancé sous haute surveillance, plusieurs centres délocalisés

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Les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) ont officiellement débuté ce lundi 1er juin 2026 sur l’ensemble du territoire malien. Si l’examen se déroule normalement dans plusieurs régions du pays, l’insécurité persistante dans certaines zones du Nord et du Centre a contraint les autorités éducatives à procéder à la délocalisation de nombreux centres d’examen afin de garantir la participation des candidats.

Dans le District de Bamako ainsi que dans les régions de Koulikoro et de Kayes, les candidats ont rejoint les centres prévus pour composer dans des conditions jugées satisfaisantes. En revanche, dans plusieurs localités confrontées à des défis sécuritaires, des mesures exceptionnelles ont été mises en place pour assurer la tenue des épreuves.

Des centres déplacés dans le Centre du pays

À Fangasso, les candidats ont été orientés vers la ville de San pour passer les examens. Dans le cercle de Yorosso, près de 600 candidats issus des communes de Koumbia, Boura et Ménamba composent au chef-lieu du cercle.

La région de San enregistre également un important mouvement de candidats. À Tominian, les 24 centres d’examen accueillent des élèves venus de plusieurs communes voisines, notamment Worokouma, Fion, Bénéna, Monisso et Koula.

Dans la région de Mopti, les autorités ont ouvert sept centres d’examen pour cette session. Le centre du camp AT a été transféré au centre Idrissa Sow de Sévaré afin de garantir la sécurité des candidats et du personnel éducatif.

À Bandiagara, l’Académie d’enseignement indique que dix centres ont été délocalisés, dont quatre dans le cercle de Koro et six dans celui de Bankass.

Kidal : une participation fortement réduite

La situation la plus préoccupante est observée dans la région de Kidal. En raison du contexte sécuritaire, le centre d’examen a été transféré à Gao. Cependant, sur les 84 candidats attendus, seuls 28 ont effectivement pris part aux épreuves.

Selon Abdoulaye Salam Maïga, secrétaire général de la Fédération nationale de l’Éducation, des Sports, des Arts, de la Recherche et de la Culture (FENAREC-Kidal), cette faible participation est directement liée aux déplacements de populations enregistrés ces derniers mois.

« Lors des événements du 25 avril 2026, les enfants concernés par le DEF ont été obligés de suivre leurs parents. Certains sont partis en Algérie, d’autres dans différentes localités, notamment à Gao. Les autorités ont recensé ceux qui ont pu rejoindre Gao afin de leur permettre de passer le DEF dans cette région », a-t-il expliqué.

Plus de 333 000 candidats attendus

Malgré les difficultés logistiques et sécuritaires, les autorités éducatives affichent leur détermination à garantir la tenue des examens sur l’ensemble du territoire.

Le Directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), Zeïnou Aguissa Maïga, a annoncé que 333 444 candidats sont inscrits à la session 2026 du DEF. Ils composeront dans 2 231 centres d’examen répartis à travers le pays, y compris un centre spécialement ouvert en Mauritanie pour les candidats maliens résidant dans ce pays voisin.

Cette session du DEF illustre une nouvelle fois la résilience du système éducatif malien face aux défis sécuritaires. Malgré les déplacements de populations et la fermeture de certaines zones d’examen, les autorités poursuivent leurs efforts pour garantir le droit à l’éducation et permettre aux élèves de poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions possibles.

IT / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 02/06/2026 by Ousmane BALLO

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