Depuis plusieurs jours, Bamako et certaines localités environnantes font face à de fortes perturbations dans la fourniture d’eau potable et d’électricité. En pleine période de chaleur, des habitants affirment vivre parfois trois à quatre jours sans ces services essentiels, avec des conséquences directes sur leur quotidien.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, le ras-le-bol s’exprime face à des coupures répétées qui compliquent la vie de tous les jours. Entre manque d’eau et délestages prolongés, les conditions de vie deviennent de plus en plus éprouvantes pour de nombreuses familles.
« Nous faisons souvent trois jours sans électricité », témoigne une habitante de Bamako, visiblement épuisée par la situation. Pour beaucoup, les coupures nocturnes perturbent fortement le sommeil et impactent les activités du lendemain.
À Sikoroni, une autre résidente décrit une routine devenue difficile : « Nous descendons de la colline pour chercher de l’eau pour les besoins quotidiens. C’est fatigant », confie-t-elle.
La solidarité comme réponse locale
Face à ces difficultés, des gestes de solidarité émergent dans certains quartiers. À Médine, en commune II du district de Bamako, un habitant a mis en place une fontaine d’eau gratuite accessible aux riverains.
Une initiative saluée par les bénéficiaires, à l’image de Mohamed Lamine Tounkara : « La seule alternative que nous avons, c’est ce forage réalisé à la mosquée. Une borne a été installée dans la rue et toutes les familles en profitent », explique-t-il, tout en soulignant l’importance de préserver cet ouvrage.
En attendant une solution durable aux perturbations de la desserte en eau et en électricité, les populations continuent de s’organiser tant bien que mal, entre patience, débrouille et solidarité de voisinage.
Source : Sutio Tamani
Last Updated on 12/05/2026 by Ousmane BALLO
