Le secteur minier nigérien a enregistré une nette amélioration de ses performances en 2025, avec des recettes recouvrées et versées au Trésor public s’élevant à plus de 18 milliards FCFA. Ce montant marque une progression significative par rapport à 2024, où les recettes s’établissaient à 6,2 milliards FCFA.
L’annonce a été faite le lundi 4 mai 2026 par le ministre des Mines, le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, lors d’un entretien diffusé sur la télévision nationale RTN. Selon lui, cette évolution reflète les efforts entrepris pour renforcer la gouvernance du secteur extractif et optimiser les retombées économiques des ressources naturelles.
En parallèle, les investissements consacrés à la recherche minière ont également connu une hausse notable. Ils ont dépassé 14 milliards FCFA en 2025, contre seulement 2,3 milliards FCFA l’année précédente. Cette dynamique traduit une volonté des autorités de mieux valoriser le potentiel géologique du pays et d’améliorer la connaissance des ressources disponibles.
Le Niger dispose actuellement de plus de 1 800 tonnes d’uranium sous forme d’uranate, dont la valeur est estimée à environ 380 millions de dollars, confirmant ainsi l’importance stratégique du secteur minier dans l’économie nationale.
Dans la filière aurifère, les performances sont également en progression. Plus de 1,7 tonne d’or a été déclarée en 2025, pour une valeur estimée à plus de 109 milliards FCFA. À ces chiffres s’ajoutent les recettes issues de l’orpaillage artisanal ainsi que les quantités d’or saisies par les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la lutte contre les activités illicites.
Ces résultats confirment le rôle central du secteur minier dans la mobilisation des ressources publiques au Niger. Les autorités entendent poursuivre les réformes engagées afin d’améliorer la transparence, renforcer les recettes de l’État et maximiser les retombées économiques des richesses minières au profit du développement national.
IB
Source : Le Capital
Last Updated on 11/05/2026 by Ousmane BALLO
