Crédit de la BCEAO : Des indicateurs jugés encourageants

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Le début du mois d’avril 2026, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséïni SANOU, a présidé les travaux du Conseil National du Crédit de la BCEAO au Mali. Une rencontre stratégique consacrée à l’analyse du système bancaire et financier national, ainsi qu’à l’évaluation de la situation économique et des perspectives de financement du secteur privé.

Réunissant les membres du Conseil ainsi que les responsables nationaux de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), cette session a permis d’examiner plusieurs dossiers, dont certains pour information et d’autres nécessitant des décisions spécifiques, à huis clos.

À l’issue des travaux, le ministre d’État a livré à la presse une lecture globalement positive de la situation économique du pays. Selon lui, le Mali présente plusieurs signaux encourageants, notamment une balance commerciale positive et un système bancaire disposant d’une bonne liquidité.

« Le pays enregistre une balance commerciale positive et des banques bien dotées en liquidité », a-t-il déclaré, soulignant que la réunion du Conseil National du Crédit a également permis de faire le point sur l’exercice 2025, les perspectives économiques et les orientations du comité monétaire de la BCEAO.

Le ministre SANOU a indiqué que les principaux rapports de la BCEAO, de l’UEMOA ainsi que du Fonds monétaire international convergent vers une appréciation globalement satisfaisante du système financier malien. Il a notamment mis en avant la maîtrise de l’inflation en 2025, qui contribue à la stabilité des taux d’intérêt. « Cette première réunion de l’année 2026 démontre une maîtrise de l’inflation, ce qui permet des taux d’intérêt stables et maîtrisés », a-t-il rassuré.

Selon lui, les indicateurs macroéconomiques affichent une orientation favorable, avec une croissance en progression, un déficit contenu en dessous des normes communautaires, ainsi qu’une amélioration globale de la gouvernance bancaire.

Un secteur bancaire solide et mieux structuré

Le ministre de l’Économie et des Finances a également insisté sur la solidité du système bancaire national. Il a évoqué une amélioration de la trésorerie des banques, une réduction du taux de dégradation des portefeuilles et une gouvernance renforcée.

« Tous les indicateurs sont bien orientés, et cela se confirme à travers les rapports de la Banque centrale et ceux du FMI et des partenaires techniques et financiers », a-t-il souligné avec satisfaction.

Il a par ailleurs relevé une amélioration de la liquidité bancaire, considérée comme un levier important pour le financement de l’économie, notamment des PME/PMI et du contenu local. Malgré ces résultats jugés positifs, le gouvernement reste attentif à l’évolution de l’environnement économique international marqué par diverses crises.

Le ministre a notamment évoqué les mesures d’ajustement prises pour atténuer l’impact de la hausse des prix des hydrocarbures, tout en rappelant les efforts de l’État en matière de subventions et d’allègements fiscaux. « L’État supporte chaque mois environ 3 milliards de francs CFA de droits de douane élidés afin d’amortir l’impact sur les prix à la pompe », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, des concertations régulières sont en cours avec les acteurs économiques, notamment les meuniers, les boulangers, les producteurs de farine et les cimenteries, afin de maintenir la stabilité des prix des produits de grande consommation.

Abordant les décisions de politique monétaire de la BCEAO, le ministre SANOU s’est félicité de la baisse du taux directeur, passé de 3,25 % à 3 %, après avoir déjà connu une réduction l’année précédente.

Selon lui, cette tendance baissière constitue un signal positif pour la relance économique. « Nous espérons pouvoir profiter au maximum de cette baisse pour relancer les activités, notamment le financement des PME/PMI et du secteur productif », a-t-il conclu.

En conclusion, les autorités financières nationales estiment que les indicateurs actuels traduisent une dynamique économique globalement favorable, portée par une inflation maîtrisée, un secteur bancaire solide et des perspectives de croissance encourageantes, malgré un contexte international encore incertain.

Ousmane BALLO

Source : Le Capital

Last Updated on 27/04/2026 by Ousmane BALLO

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