‘’Sans Détour’’ / Paix, sécurité et réconciliation : la CMA toujours dans ses tentations 

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Dans un communiqué publié le 27 janvier 2023, la Coordination des mouvements  de l’Azawad (CMA) a décidé de ne pas prendre part aux travaux de la commission chargée de la finalisation du projet de Constitution. De même, elle qualifie d’unilatérale, la déclaration du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, faite le 27 janvier 2023 sur la tribune des Nations Unies.

La raison de cette prise de position est justifiée par le fait que les autorités de la transition n’adhèrent pas à la demande de la Coordination des Mouvements de l’Azawad relative à la tenue d’une réunion en un lieu neutre avec la médiation internationale pour discuter de la viabilité de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Ces nouveaux agissements sont de nature à plomber le processus de la mise  en œuvre dudit accord. Ils peuvent aussi jouer sur l’incluvisité des processus électoraux en vue.

Toutefois, il faut reconnaître qu’il est regrettable que sept ans après la signature de cet accord, les parties concernées n’arrivent pas encore à se faire confiance et à se retrouver  autour de l’essentiel. Cela dénote de la mauvaise fois quelle part. Ce qui est évident, c’est que ces ex-rebelles ont bel et bien une responsabilité dans l’insécurité qui sévit actuellement le pays. Ainsi, il est préférable qu’à l’heure où les forces armées maliennes se battent pour ramener la sécurité, les questions politiques, dont cet accord, puissent être traitées de manière intelligente de telle sorte que les efforts consentis aboutissent à une paix durable au bénéfice de tous les Maliens.

Certes la mise en œuvre de cet accord constitue également un moyen pour aller à la réconciliation, mais la sécurité des personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national doivent demeurer une priorité absolue pour tous les Maliens. Donc, toutes démarches tentant à obstruer cette voie sont à écarter ou éviter, y compris les points de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, dont la mise en œuvre nécessite un certain nombre de garanties au plan sécuritaire.

Il ne s’agira nullement d’abandonner l’accord, mais de prioriser les actions selon les besoins collectifs. Certainement après la sécurisation de l’ensemble du territoire et le redéploiement effectif de l’Administration, l’application de l’accord pourrait devenir beaucoup plus facile, parce tout simplement la confiance aura été définitivement rétablie entre les différentes parties signataires.

En vérité, la détermination des autorités de la transition à faire représenter les groupes signataires dans les instances de prise de décision, constitue une démarche inclusive dont le but est de prendre en compte les aspirations de toutes les forces vives de la nation et cela doit être encouragé à tous les niveaux.

Donc, cette posture politique de la CMA, il faut le dire,  est contre-productive en cette période où le Mali est en train de se faire une place de choix dans le concert des nations. Ce jeu trouble ne sert à rien sinon à maintenir le pays dans une situation de crise, une manière, pour certains de ces agitateurs de pouvoir continuer à préserver leurs intérêts au détriment de l’intérêt général.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

Last Updated on 02/02/2023 by Ousmane BALLO