Prévisions climatiques 2026 : Vigilance… !

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Les premières prévisions climatiques pour l’hivernage 2026 annoncent une saison des pluies particulièrement contrastée au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Entre excès de précipitations dans certaines zones et déficits pluviométriques dans d’autres, les experts alertent sur des risques élevés d’inondations, de sécheresses et de perturbations agricoles, avec des conséquences potentielles importantes pour le Mali.

Entre le 4 et le 12 mai 2026, plusieurs centres de prévision climatique régionaux et internationaux, dont ABCOM du Mali (un conseil & ingénierie en développement durable), ont publié des analyses convergentes faisant état d’une saison marquée par une forte variabilité météorologique. Ces projections indiquent des cumuls de pluie supérieurs à la normale dans certaines parties du Sahel central et oriental, tandis que d’autres secteurs pourraient enregistrer des précipitations normales à déficitaires.

Les synthèses globales des risques météorologiques pour la période du 7 au 13 mai 2026 mettaient en évidence une situation complexe où plusieurs régions africaines pourraient être simultanément confrontées à des inondations et à des épisodes de sécheresse.

Pour les spécialistes de ABCOM, cette configuration illustre les effets croissants du changement climatique sur les équilibres hydrométéorologiques de la région sahélienne. Les producteurs agricoles devront composer avec une météo instable, marquée par l’alternance possible de fortes pluies et de longues séquences sèches sur un même territoire.

Les prévisions évoquent notamment un risque accru d’inondations soudaines et d’érosion des sols dans les zones à fortes précipitations ; des sécheresses intra-saisonnières susceptibles de fragiliser les cultures pluviales ; une pression accrue sur les ressources en eau et les pâturages ; des impacts potentiels sur les marchés agricoles et la sécurité alimentaire.

Le Mali face à des enjeux majeurs

Au Mali, ces perspectives climatiques soulèvent d’importants défis pour les secteurs agricole, pastoral et humanitaire. Dans plusieurs régions déjà vulnérables à l’insécurité alimentaire, des pluies excessives pourraient entraîner des pertes de récoltes, des destructions d’infrastructures rurales et des déplacements de populations.

À l’inverse, des pauses pluviométriques prolongées pendant l’hivernage risquent d’affecter les rendements agricoles et de réduire les ressources fourragères pour l’élevage.

Dans ce contexte, les experts insistent sur la nécessité de transformer rapidement les données climatiques en décisions opérationnelles. L’adaptation passe notamment par l’amélioration des systèmes d’alerte précoce, l’aménagement des bassins versants, la restauration des terres dégradées et la promotion d’une agriculture climato-intelligente.

Les prévisions publiées début mai 2026 par ABCOM rappellent également l’importance d’une meilleure coordination entre services météorologiques, collectivités territoriales, organisations paysannes et partenaires techniques.

Pour les acteurs du développement et les bureaux d’études comme ABCOM, ces signaux climatiques doivent être intégrés de manière systématique dans les diagnostics territoriaux, les études de faisabilité et les politiques locales.

« Pour des millions de personnes, l’aide humanitaire n’est pas un choix : c’est une question de survie », rappelle Hanaa Singer Hamdy, plaidant pour des mécanismes de financement plus prévisibles, flexibles et rapides face à la multiplication des chocs climatiques.

Alors que la saison des pluies approche, les autorités maliennes et leurs partenaires sont désormais appelés à renforcer les plans de contingence afin de limiter les impacts humanitaires et économiques d’un hivernage qui s’annonce particulièrement incertain.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

Last Updated on 21/05/2026 by Ousmane BALLO

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