La Commission-Vérité-Justice – Réconciliation est morte moins bruyamment que lorsqu’elle voyait le jour. Au terme de son mandat, en effet, les autorités de transition n’ont plus jugé opportun de renouveler le bail de cet organe central de la mise en œuvre de l’Accord. C’est sur cet instrument que repose, en effet, le mécanisme de cicatrisation des blessures historiques et la réparation des torts en vue de ramener l’entente entre les composantes de la nation. C’est en vertu de ce contrat que la CVJR s’est employée, six années durant, à recueillir et sélectionner les données sur les violations, à enquêter sur les faits et leurs auteurs, à confronter des victimes et des bourreaux dans le cadre d’audiences foraines. Le hic c’est que les hautes autorités ont mis fin au processus alors que les exactions et violations qui ont prévalu à son avènement se ramassent encore à la pelle au Centre du pays. La CVJR ne devrait peut-être pas revenir dans sa composition précédente, mais elle n’est pas à la fin de ses missions. Il reste notamment la phase de la réparation des préjudices par compensation des victimes, dont les lois afférentes viennent de faire l’objet d’une promulgation par le président de la Transition vient de signer un décret.
Source: Le Témoin
Last Updated on 31/01/2023 by Ousmane BALLO

