Mali : le cadre d’échange se fissure

Le Cadre d’Échange des Partis et Groupements Politiques pour une Transition Réussie a décidé, selon un communiqué rendu public le 23 février 2022, de suspendre l’ADEMA-PASJ à titre conservatoire de toutes ses instances. Cela, jusqu’à nouvel ordre. Motif : la position ambiguë de l’ADEMA-PASJ par rapport aux orientations du Cadre. A cela, s’ajoutent les absences répétées de l’ADEMA aux réunions et aux activités du Cadre.

 Cette suspension n’est pas une surprise. En effet,  les divergences entre ADEMA/PASJ  et le Cadre d’Échange des Partis et Groupements Politiques  se faisaient de plus en plus grandes.

 Aussi, au cours de leur dernière rencontre, le lundi 14 février 2021, le parti ADEMA invitait  « les membres du Cadre à abandonner toute posture radicale et à inscrire ses actions dans le cadre du dialogue et de la concertation, gage de l’apaisement social et de la stabilité du pays».

En outre, l’ADEEMA-PASJ exhortait  les membres du  Regroupement à l’union sacrée autour du Mali et à se joindre à la nouvelle dynamique en cours pour une sortie de crise rapide. Il s’agira, notamment, de proposer des réponses concrètes et réalistes pour une sortie heureuse de la crise qui secoue notre pays.

Cette sortie de l’ADEMA faisait suite à la Déclaration du Cadre du mercredi 9 février dernier. Dans cette Déclaration, le Cadre d’Échange des Partis et Groupements Politiques indique : «  ne plus reconnaitre les Autorités actuelles à partir du 25 mars si  un certain nombre de leurs exigences ne sera pris en compte. Ce sont, entre autres, la  mise en place d’un nouveau Conseil National de la transition qui joue le rôle du Parlement de la transition, l’adoption d’une nouvelle Loi électorale qu’ils souhaitent “consensuelle”, la  mise en place d’un Gouvernement de mission avec à sa tête “un Premier Ministre neutre”. Le rejet de la révision de la Charte de la transition en cours et l’adoption d’un chronogramme électoral pour la fin de la transition militaire font également partie de leurs exigences…

Mémé Sanogo

Source : L’Aube