Mali : ‘’Yèrèwolo débout sur les remparts’’ en meeting ce 20 janvier pour réclamer le départ de l’armée française

Dans le cadre de la commémoration du20 janvier 1961, date de départ du dernier soldat français du sol malien, la Plateforme ‘’Yèrèwolo débout sur les remparts’’ prévoit un rassemblement à la place de l’Indépendanceà partirde 14 heures pour exiger le départ de l’armée française. L’Objectif de cette mobilisation est de dénoncer la politique française qu’ellequalifie de «génocide français au Mali».

L’information a été donnée ce dimanche 10 janvier 2021 par les responsables de ladite Plateforme ; au cours d’une conférence de presse au carrefour des jeunes de Bamako, animée par Siriki Kouyaté, qui était entouré pour la circonstance, par  Amadou Diallo dit ‘’Baa’’, Drissa Minminta, Gaoussou Coulibaly dit Djéry, représentant de l’Association des marchés de Bamako et de Samba Touré de l’association des exploitants de sables de Kalabancoro. On notait également la présence de l’ancien député de la commune IV, Moussa Diarra.

Avec à sa tête Adama Ben Diarra dit le cerveau, membre du Conseil National de la Transition (CNT), le mouvement accuse la France d’être responsable des maux du Mali.  Selon eux, la France ne cesse depuis des années d’envahir et d’occuper le Mali en violant les grands principes qui conditionnent les relations entre les États. Ils trouvent que le Mali ne finit pas d’enterrer ses morts depuis l’intervention franco-britannique en Libye. Une intervention ayant changé la criminalité sur le territoire malien.

Malgré la présence des troupes françaises au Mali, le mouvement déplore la montée en puissance des ennemis du pays, l’incendie des villages, la recrudescence des déportations des populations et des violences partout au Mali. Ainsi, pour « chasser » la France et mettre fin à son système politique au Mali, ils invitent les Maliens à un rassemblement prévu pour ce 20 janvier 2021 à la place de l’indépendance de Bamako.

Selon Siriki Kouyaté, l’un des conférenciers du jour, il s’agit pour eux de dénoncer ce que la France est en train de faire au Mali. «Le 20 janvier 2021, nous allons faire une sortie massive pour demander le départ de l’armée française», a-t-il dénoncé.

De son avis, depuis que la Libye a été enflammée, cela a charrié la criminalité transnationale vers notre pays. A cet effet, il a accusé la France de soutenir cette criminalité transnationale dans la mesure où ceux qui ont aidé l’ancienne puissance coloniale à déstabiliser la Lybie sont les amis de la France au Mali. Du coup, il pense que le Mali n’aura jamais la paix tant que le Mali n’a pas un contrôle sur Kidal et sur son armée. Il s’agit, selon lui, de faire en sorte que le Mali puisse jouir pleinement de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.  Pour lui, l’Accord pour paix a été imposé par la France qui parraine les éléments terroristes au Mali qui, du coup, ont un poids sur notre pays.

Lorsque la France intervenait en 2013 sous l’appellation Serval, a-t-il rappelé, le MNLA était au Burkina-Faso. Et là où nous sommes aujourd’hui, le MNLA est revenu et contrôle la ville de Kidal.

«Il est temps de mettre fin à cette boucherie, à ce génocide que la France, après le Rwanda, est en train d’orchestrer dans notre pays», ajoute-t-il. Pour ce faire, Siriki Kouyaté invite le peuple malien à un sursaut national.Par ailleurs, il a invité les autorités à s’assumer, à respecter le peuple.

Selon les conférenciers, si l’année 2020 a été placée sous le signe de la résistance, la Plateforme «Yèrèwolo Débout sur les remparts » appelle à la libération du Mali en 2021.

Abdoulaye OUATTARA / Afrikinfos-Mali