Veritas-Mali : le Comité syndical dénonce une entrave à la liberté syndicale

Dans un préavis de grève comportant huit points de revendications, le Comité syndical du Bureau Veritas-Mali dénonce une entrave à la liberté syndicale et exige la mise en place des délégués du personnel. Faute de quoi, le comité menace d’observer une grève de 72 heures allant du 23 au 25 novembre 2020.

Dans le préavis de grève du comité syndical du Bureau Veritas-Mali dont nous avons eu une copie, comporte huit points de revendications. Dans ce document, le comité syndical exige la fin des entraves à la liberté syndicale ; la mise en place des délégués du personnel. De même, il s’agit de l’uniformisation des salaires (à travail égal à salaire égal… à responsabilité égale à prime égale) conformément à l’article 95 du Code du travail.

Le comité exige aussi pour les agents CET une augmentation et un rappel sur les salaires des travailleurs, depuis le 1erjanvier 2018 à nos jours.

Il s’agit d’une augmentation de salaire de 20 % accordée aux secteurs privés avec le protocole d’accord signé entre l’État, le CNPM et l’UNTM, depuis le 15 octobre 2016 (avec rappel).

Le syndicat exige également la révocation du système de remboursement maladie REZO afin de mettre en place une vraie assurance maladie avec évacuation sanitaire qui répond aux exigences du personnel.

Autre point de revendication, la convocation, sans délai, de l’Assemblée de mise en place des délégués du personnel suite à la pétition du Personnel de BV-Mali (voir courrier du 12 février 2020) ; la mise en place d’une grille d’aide financière en cas de décès (collaborateurs directs et proches).

Par ailleurs, le comité syndical souhaite qu’une permission soit accordée aux agents de site au besoin pour une visite familiale qui ne viennent pas en déduction de leurs congés. En cas de non-satisfaction des points ci-dessus cités, le comité syndical du Bureau Veritas Mali menace d’observer une grève de 72 heures allant du 23 au 25 novembre 2020 incluse si toutefois toutes leurs doléances ne sont pas prises en compte. Ce mouvement peut être reconductible en fonction des circonstances.

Abdoulaye OUATTARA / Afrikinfos-Mali