En visite sur le site de déplacés de Sarema, à Mopti, le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, a appelé à renforcer l’accès des femmes déplacées aux soins de santé sexuelle et reproductive. « Donner la vie ne doit pas couper la vie », a-t-il déclaré, en insistant sur la nécessité de garantir des accouchements sûrs et des soins de qualité.
Le site de Sarema accueille actuellement 167 ménages, soit 855 personnes, selon les données disponibles. Les femmes représentent 466 personnes, tandis que 274 filles sont âgées de moins de 18 ans.
Cette forte présence de femmes et de jeunes filles souligne l’importance des services de santé reproductive et de protection dans un contexte marqué par les déplacements liés à la crise.
C’est dans cet environnement que le Dr Sennen Hounton s’est rendu sur le site, mercredi 16 septembre, pour s’enquérir des conditions de vie des populations déplacées et échanger avec les différents acteurs intervenant auprès d’elles.
Au terme de sa visite, le responsable régional de l’UNFPA a particulièrement insisté sur la situation des femmes enceintes présentes sur le site, dont certaines sont proches du terme.
« Donner la vie ne doit pas couper la vie. Chaque femme enceinte à Mopti, même déplacée, doit pouvoir accoucher en toute sécurité, espacer ses naissances si elle le souhaite, et accéder à des soins de qualité », a-t-il déclaré.
À travers ce message, l’UNFPA met l’accent sur la nécessité de maintenir la continuité des services de santé sexuelle et reproductive, y compris pour les populations contraintes de quitter leur lieu de résidence.
La clinique mobile au cœur de la prise en charge
Les témoignages recueillis lors de la visite ont également mis en avant le travail réalisé par la clinique mobile de l’UNFPA, avec son partenaire de mise en œuvre AMSODE.
Cette intervention vient compléter les efforts des structures sanitaires de l’État et des autres acteurs humanitaires présents sur le terrain. Elle vise notamment à rapprocher les services essentiels des populations déplacées et à répondre aux besoins spécifiques des femmes et des filles.
Pour les bénéficiaires, la disponibilité de ces services constitue un soutien important dans un contexte où les déplacements peuvent compliquer l’accès aux structures de santé.
La visite a également permis de mettre en lumière les risques auxquels les femmes et les filles peuvent être confrontées dans les situations de crise.
Le directeur régional de l’UNFPA a rappelé que les conflits peuvent accroître les violences faites aux femmes et aux filles. Dans ce contexte, le site de Sarema est présenté comme un espace sûr, où les survivantes peuvent bénéficier non seulement d’une prise en charge médicale, mais également d’un accompagnement psychosocial.
L’objectif est de leur permettre de retrouver leur dignité et de disposer d’un accompagnement adapté sur le chemin de la reconstruction.
Au-delà des besoins sanitaires et humanitaires, Dr Sennen Hounton a salué la résilience des femmes, des filles et des jeunes vivant sur le site.
« Votre résilience face aux épreuves de la crise est une leçon de courage pour nous tous. Vos histoires, vos sourires et vos attentes sont le moteur de notre action », a-t-il souligné.
À Sarema, l’enjeu reste donc de garantir aux populations déplacées, et particulièrement aux femmes et aux filles, un accès continu aux soins, à la protection et à un accompagnement digne, malgré les contraintes liées à la crise.
OB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 23/09/2026 by Ousmane BALLO

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