Le Mali et la Banque islamique de développement (BID) affichent leur volonté de renforcer leur partenariat et d’accélérer la concrétisation des projets de développement. Reçu le 16 août 2026 au siège de l’institution à Djeddah, l’ambassadeur du Mali auprès de l’Organisation de la coopération islamique, Ibrahima Dahirou Dembélé, s’est entretenu avec le président par intérim de la BID, Dr Rami Muhammad S. Ahmed. Les échanges ont porté sur les perspectives de financement dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie malienne.
La coopération financière entre le Mali et la Banque islamique de développement pourrait franchir une nouvelle étape. Au siège de la BID, à Djeddah, les représentants des deux parties ont passé en revue l’état du partenariat et exploré de nouvelles possibilités d’intervention.
Cette rencontre intervient dans un contexte où le Mali cherche à mobiliser davantage de ressources pour financer ses projets structurants et répondre aux besoins croissants en infrastructures et en services essentiels.
Au cours de l’entretien, plusieurs domaines prioritaires ont été identifiés, notamment les infrastructures et les transports, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la santé.
Ces secteurs occupent une place centrale dans les politiques de développement du Mali. Leur financement constitue notamment un enjeu majeur pour soutenir l’activité économique, améliorer la productivité et renforcer l’accès des populations aux services sociaux de base.
La BID a réaffirmé, à cette occasion, sa disponibilité à accompagner le Mali dans la réalisation de ses priorités de développement. L’institution financière multilatérale entend ainsi poursuivre son soutien aux projets susceptibles d’avoir un impact direct sur les conditions de vie des populations et sur les capacités productives du pays.
Au cours de l’audience, l’ambassadeur Ibrahima Dahirou Dembélé a transmis au président par intérim de la BID les salutations du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta.
Le diplomate malien a également réaffirmé la volonté des autorités de consolider les relations avec la Banque islamique de développement et de donner davantage d’efficacité au partenariat.
Cette orientation traduit une volonté de privilégier une coopération axée sur les résultats, notamment à travers une meilleure identification des opportunités de financement et un suivi plus étroit des projets.
Accélérer l’exécution des projets
Au-delà de la mobilisation de nouveaux financements, la question de la mise en œuvre des programmes déjà engagés apparaît également déterminante. Les deux parties ont ainsi convenu de maintenir un dialogue régulier afin de faciliter le suivi des projets, d’identifier de nouveaux axes de coopération et de traiter les éventuelles difficultés susceptibles de ralentir leur exécution.
Cette approche vise à améliorer l’efficacité du partenariat et à réduire l’écart entre les engagements financiers et leur traduction concrète sur le terrain. L’objectif est notamment de favoriser l’émergence de projets ayant un impact mesurable sur l’économie nationale : amélioration des infrastructures, renforcement de la production agricole, développement de l’accès à l’énergie et amélioration des services sociaux.
La rencontre de Djeddah intervient alors que le Mali cherche à renforcer ses capacités d’investissement dans plusieurs secteurs essentiels à sa transformation économique. Le financement des infrastructures de transport et d’énergie demeure notamment crucial pour réduire les contraintes qui pèsent sur la compétitivité des entreprises et faciliter la circulation des biens et des personnes. Dans le secteur agricole, l’enjeu est également de soutenir la production, la transformation et la création de valeur ajoutée.
Dans les domaines de l’éducation et de la santé, les investissements doivent contribuer à renforcer le capital humain et à améliorer durablement l’accès aux services sociaux. Pour la BID, l’accompagnement de ces secteurs s’inscrit dans une logique de soutien au développement économique et social des pays membres.
L’entretien entre l’ambassadeur du Mali et le président par intérim de la BID confirme ainsi la volonté des deux parties de donner une nouvelle impulsion à leur coopération. La disponibilité affichée par l’institution financière ouvre des perspectives pour la mobilisation de nouveaux financements et l’accélération des programmes existants.
Au-delà des engagements diplomatiques, l’enjeu économique est clair : transformer le partenariat Mali-BID en investissements concrets, capables de soutenir la croissance, renforcer les infrastructures et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
IB
Source : Le Capital
