À Bamako, les experts des Commissions nationales de l’Alliance des États du Sahel ont engagé, lundi 24 août 2026, un examen conjoint de la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération AES. L’exercice vise à harmoniser les évaluations, recueillir les amendements et renforcer la coordination entre les deux pays pour la suite de l’année.
La dynamique d’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel se poursuit avec un accent particulier mis sur le suivi des engagements et la coordination entre les structures nationales. À Bamako, une séance de travail réunissant les experts des Commissions nationales AES du Burkina Faso et du Mali s’est tenue lundi 24 août 2026, dans le cadre de la revue à mi-parcours de la feuille de route de l’an II.
Les travaux étaient coprésidés par l’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et Bassolma BAZIE, Président de la Commission nationale AES du Burkina Faso.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche d’évaluation et d’ajustement des actions engagées depuis le début de l’année. Elle doit notamment permettre aux deux Commissions nationales de disposer d’une lecture commune de l’état d’avancement des activités et de formuler des propositions pour améliorer leur mise en œuvre.
L’examen du rapport à mi-parcours constitue le principal enjeu de cette rencontre. L’objectif est de recueillir les observations et amendements des différentes parties prenantes afin d’aboutir à un document consolidé et partagé.
Au-delà du simple bilan administratif, l’exercice doit également permettre d’identifier les éventuelles difficultés rencontrées dans l’exécution de la feuille de route et de dégager des pistes d’amélioration pour les prochains mois.
Les participants ont ainsi été invités à privilégier une approche participative, destinée à renforcer la cohérence des actions des Commissions nationales AES et à faciliter leur articulation avec les orientations définies au niveau confédéral.
Des avancées mises en avant
Dans leurs interventions respectives, les deux coprésidents ont salué le leadership des plus hautes autorités de la Confédération AES et mis en avant les avancées enregistrées dans le processus d’intégration.
Ils ont notamment relevé les progrès réalisés dans l’harmonisation des politiques de développement socio-économique, l’unification opérationnelle des Forces de défense et de sécurité, ainsi que dans la coordination de l’action diplomatique.
Ces différents chantiers constituent, selon les responsables, des axes majeurs de la construction de l’espace confédéral. L’objectif affiché est de renforcer les capacités collectives des trois États membres et de leur permettre de défendre leurs intérêts communs avec davantage de cohérence sur la scène régionale et internationale.
L’harmonisation de l’action diplomatique doit notamment permettre aux pays de l’AES de mieux coordonner leurs positions et de porter une voix commune sur les dossiers stratégiques.
Les échanges ont également porté sur les enjeux liés à la communication dans un contexte régional marqué par de multiples défis.
L’Ambassadeur Moustapha TRAORE a salué les efforts déployés par le Président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, Bassolma BAZIE, notamment dans le domaine de la communication.
Pour le responsable malien, cette dimension revêt une importance particulière face à ce qu’il a qualifié de « terrorisme armé, économique et médiatique » auquel les pays de la Confédération doivent faire face.
Dans ce contexte, il a annoncé la tenue d’une conférence populaire le mercredi 26 août 2026 à 15 heures, au Palais des Pionniers à Bamako.
Placée sous le thème « La Bataille pour la conquête de la Souveraineté dans le contexte de l’AES : regard historique et prospectif », cette rencontre entend contribuer à la réflexion sur les enjeux de souveraineté et sur les perspectives de la Confédération.
Vers une prospérité partagée
Dans son intervention, Moustapha Traore a également insisté sur la mobilisation des populations autour du projet confédéral. Il a estimé qu’un peuple de l’AES uni, engagé et mobilisé derrière ses dirigeants est en mesure de relever les défis auxquels l’espace sahélien est confronté.
Cette mobilisation doit, à terme, contribuer à transformer les ambitions politiques de la Confédération en résultats économiques, sociaux et sécuritaires tangibles.
L’objectif affiché est de faire de l’espace AES une zone de prospérité partagée, en s’appuyant sur la complémentarité des trois pays et sur une meilleure mutualisation de leurs ressources et capacités.
Au terme de la rencontre, les coprésidents ont appelé les participants à procéder à un examen rigoureux du rapport à mi-parcours.
Il s’agit, à l’issue des travaux, de disposer d’un document plus complet intégrant les différentes observations et propositions formulées par les experts des deux pays. La démarche doit également permettre de définir une méthodologie de travail concertée pour la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route.
Cette revue à mi-parcours apparaît ainsi comme une étape de consolidation du processus confédéral. Elle doit permettre de mesurer les progrès réalisés, de corriger les insuffisances éventuelles et de mieux préparer les prochaines échéances de l’AES.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 25/08/2026 by Ousmane BALLO
