Burkina Faso : une feuille de route stratégique validée pour accélérer le développement de l’aquaculture

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Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur aquacole. Réunis le 2 juin 2026 à Ouagadougou, les acteurs du domaine ont validé le diagnostic national, le parcours d’investissement et le guide d’investissement dédiés à l’aquaculture, lors d’un atelier présidé par le Chargé d’études au Secrétariat général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Issiaka Zouri.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme régional Sahel RESILAND, une initiative visant à renforcer la résilience des paysages sahéliens et des communautés qui en dépendent. Le programme mise sur une approche intégrée fondée sur la gestion durable des ressources naturelles, la restauration des écosystèmes, la diversification des activités économiques et la création d’emplois en milieu rural.

Le programme Sahel RESILAND repose sur deux axes principaux. Le premier concerne les investissements à grande échelle dans la restauration des paysages et l’amélioration des conditions de vie des populations. Le second, baptisé « Connaissances », vise à fournir des données et analyses destinées à orienter les politiques publiques, guider les investissements futurs et promouvoir des solutions adaptées aux réalités du Sahel.

C’est dans ce cadre qu’est déployée l’initiative Africa Sustainable Aquaculture (ASA), couvrant le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est d’accompagner les États dans l’élaboration de diagnostics sectoriels approfondis, de parcours d’investissement et de guides opérationnels afin de favoriser un développement aquacole durable, résilient et attractif pour les investisseurs publics et privés.

Les travaux réalisés ont permis de produire trois documents majeurs pour le secteur. Il s’agit notamment d’un diagnostic actualisé de l’aquaculture burkinabè, d’un parcours d’investissement identifiant les priorités stratégiques et les besoins de financement, ainsi que d’un guide d’investissement destiné à accompagner les initiatives des acteurs publics et privés.

Ces outils visent à améliorer la planification des interventions, à renforcer l’attractivité du secteur et à faciliter la mobilisation des ressources nécessaires à son développement.

Dans son allocution, Issiaka Zouri a salué l’engagement des différents partenaires et experts ayant contribué à l’élaboration de ces documents stratégiques. Il a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans les ambitions nationales de développement des productions animales et halieutiques portées par l’Offensive agropastorale et halieutique.

Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts considérables pour développer l’aquaculture, notamment des ressources en eau importantes, un potentiel halieutique significatif et un cadre institutionnel favorable aux investissements.

Les autorités burkinabè estiment que la mise en œuvre effective des recommandations issues de ces travaux permettra de structurer durablement le secteur, d’augmenter la production nationale de poisson et de réduire la dépendance aux importations halieutiques.

Au-delà de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le développement de l’aquaculture est également perçu comme un important levier de création d’emplois et de revenus, notamment en faveur des jeunes et des femmes.

Avec la validation de ces documents stratégiques, le Burkina Faso entend ainsi poser les bases d’une aquaculture moderne, compétitive et durable, capable de contribuer davantage à la croissance économique et au développement rural du pays.

IT / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 09/06/2026 by Ousmane BALLO

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