Banque mondiale : De nouveaux Cadres de partenariat pour le Sahel

à la une Accueil Actualités Au Mali économie Flash infos Infos en continus

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé, le 7 avril 2026, la mise en place de nouveaux Cadres de partenariat pays (CPF) avec quatre États du Sahel, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, dans le but d’accélérer la croissance économique et de renforcer la résilience de la région.

Ces nouveaux partenariats visent prioritairement la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, tout en soutenant le développement des infrastructures et l’amélioration de la productivité agricole. Ils entendent également accompagner les réformes structurelles et dynamiser le secteur privé, considéré comme un levier essentiel de croissance.

Le dispositif mobilise l’ensemble des instruments du Groupe de la Banque mondiale, notamment l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L’objectif est d’élargir l’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), de renforcer les chaînes de valeur et de favoriser la création d’emplois durables.

Selon Clara de Sousa, directrice de division du Groupe de la Banque mondiale pour les quatre pays concernés, ces cadres placent les populations au cœur des interventions. « Les CPF appuieront les leviers indispensables à l’accélération de la croissance et du progrès, tout en renforçant l’intégration transfrontalière pour promouvoir un développement équilibré dans le Sahel », a-t-elle déclaré.

Les programmes cibleront des secteurs à fort potentiel et soutiendront des projets régionaux et transfrontaliers, notamment dans les domaines de la santé, de l’énergie et de l’agriculture.

Alignés sur les priorités nationales de développement, ces cadres de partenariat adoptent une approche axée sur les résultats. Ils ambitionnent de s’attaquer aux causes profondes de la fragilité, des conflits et de la violence, en améliorant l’accès aux services sociaux et en renforçant la gouvernance. L’accent est également mis sur la diversification économique et la promotion d’une croissance inclusive, portée par un secteur privé plus dynamique.

Pour Olivier Buyoya, directeur de division de l’IFC pour l’Afrique de l’Ouest, le développement du secteur privé est déterminant pour l’avenir économique de la région. « Un secteur privé fort et innovant est primordial pour attirer les investissements, accroître la productivité, créer des emplois et renforcer la résilience économique face aux chocs », a-t-il souligné.

À travers ces nouveaux cadres de partenariat, la Banque mondiale réaffirme ainsi son engagement en faveur d’un développement durable et inclusif dans le Sahel, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants.

IB

Source : Le Capital

Last Updated on 27/04/2026 by Ousmane BALLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *