Dans un contexte où la souveraineté industrielle et alimentaire s’impose comme une priorité nationale, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé une réunion de concertation consacrée à l’approvisionnement durable des unités industrielles maliennes en matières premières. Les échanges ont porté sur les filières du karité, du sésame et de l’arachide, considérées comme stratégiques pour l’économie nationale.
La rencontre a rassemblé l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, notamment les producteurs, les interprofessions et les unités industrielles locales de transformation. Cette large participation a permis d’aborder de manière inclusive les préoccupations liées à la production, à la transformation et à la régulation du marché.
Les travaux ont été articulés autour de plusieurs points clés : le bilan de la campagne écoulée, l’examen des perspectives pour la campagne 2025-2026, ainsi que la recherche de solutions concertées visant à garantir la satisfaction prioritaire des besoins des industries nationales. À travers cet objectif, les autorités entendent également préserver l’approvisionnement du marché intérieur au bénéfice des populations.
Présidant les échanges, le ministre a rappelé que cette dynamique de dialogue s’inscrit dans le cadre du suivi du protocole d’accord signé le 31 octobre 2024 entre le gouvernement, les unités industrielles locales d’huileries et de transformation des produits oléagineux, et les interprofessions du karité, du sésame et de la filière arachide. Cet accord vise à instaurer un équilibre entre les exigences de production, de transformation locale et de régulation du marché, dans une optique de satisfaction des besoins essentiels du pays.
Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis aux différents acteurs d’exposer ouvertement les difficultés rencontrées sur le terrain, tout en proposant des pistes de solutions adaptées aux réalités des filières.
À l’issue de la réunion, des décisions ont été annoncées, dont la conduite d’une évaluation approfondie du protocole d’accord. Selon le ministre, cette évaluation devra être finalisée au plus tard le 31 janvier 2026, afin d’ajuster les mécanismes existants et de renforcer durablement la sécurisation de l’approvisionnement des industries nationales.
Ismaël Traoré
Source : Le Capital
Last Updated on 19/01/2026 by Ousmane BALLO

