La séance plénière du vendredi 06 février 2026 à l’Assemblée législative de transition (ALT) a été marquée par une question orale avec débat d’une portée sanitaire majeure. Présidée par l’honorable Haoua Fofana, deuxième vice-présidente de l’institution, la rencontre a porté sur le contrôle, l’analyse et la régulation des serviettes hygiéniques importées, afin d’assurer leur innocuité pour la santé des femmes et des jeunes filles.
À l’initiative de cette interpellation, la députée Assita Bénédicte Françoise Romaine Bailou a attiré l’attention des autorités sur les risques sanitaires potentiels liés à la circulation sur le marché de produits dont la qualité et la conformité aux normes suscitent des inquiétudes croissantes. Une préoccupation qui touche directement à la santé publique, mais aussi à la dignité des femmes et des adolescentes.
La question a été adressée à deux départements ministériels stratégiques : le ministère de la Santé et le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Représentant le Gouvernement, le ministre du Commerce, Serge Gnaniodem Poda, a tenu à rassurer la Représentation nationale sur l’existence d’un dispositif juridique et institutionnel mobilisant conjointement les services de la Santé et du Commerce pour garantir la qualité des produits importés.
Le ministre a rappelé que la norme nationale African Regional Standard (ARS) 1575 encadre déjà la production des serviettes hygiéniques réutilisables. Il a également annoncé l’élaboration prochaine de normes spécifiques visant à réglementer les serviettes hygiéniques à usage unique importées, afin de combler un vide réglementaire.
Dans le même élan, il a évoqué les contrôles réguliers, les prélèvements effectués par les structures compétentes et les laboratoires agréés, qui ont conduit au retrait du marché de certaines marques jugées non conformes. Selon lui, une veille permanente est assurée, et l’implication des consommateurs dans la dénonciation des produits suspects est encouragée pour permettre des interventions rapides des services de l’État.
Le membre du Gouvernement a par ailleurs affirmé que des sanctions administratives et des poursuites judiciaires sont systématiquement engagées contre les contrevenants.
Au cours du débat général, plusieurs députés ont plaidé pour un renforcement des mécanismes de surveillance du marché, un durcissement des contrôles aux frontières et une intensification des actions de sensibilisation à l’endroit des populations.
Au terme des échanges, cette séance plénière a mis en lumière la volonté de la Représentation nationale d’exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en appelant à des mesures urgentes et rigoureuses pour préserver la santé et la dignité des femmes et des jeunes filles.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 09/02/2026 by Ousmane BALLO
