Depuis des décennies, c’est une société privée française derrière laquelle se trouve l’homme d’affaires corse Michel Tomi qui bénéficie du monopole des casinos au détriment des autres sociétés et opérateurs maliens. Toute chose à laquelle, les plus hautes autorités en charge de la Transition doivent accorder une importance particulière afin de donner un ouf à ce secteur.
Dans ce contexte économique difficile pour le monde entier, chaque pays a besoin d’investisseurs nationaux et étrangers pour faire bouger les lignes au profit des nations et des communautés. Notre pays qui, depuis 2012, est confronté à une crise sécuritaire inédite, fait face à des défis importants. Si certains partenaires ont tourné le dos à notre pays, des sociétés et opérateurs maliens et étrangers sont prêts à mouiller le maillot.
Dans cette lancée, il est important que l’Etat ait un œil sur la Loi instaurant la création des casinos au Mali. Il ressort clairement des constats faits par des spécialistes en la matière que la stratégie : « Une ville, un casino », pénalise les opérateurs économiques qui veulent investir dans le domaine. Ceux-ci estiment qu’il est nécessaire que le législateur comprenne que le monopole ne doit plus être gardé par une société française de surcroit appartenant à l’homme d’affaires corse, Tomi Michel, dont le nom dit quelque chose à la justice, car régulièrement impliqué dans des affaires.
Faut-il le rappeler, la Loi instaurant la création des casinos a vu le jour depuis 1997 où l’ancien Président, feu Ibrahim Boubacar Keïta, était Premier ministre. Il ressort des constats que cette Loi a été un peu révisée en 2014 pour apporter des modifications qui demeurent toujours insuffisantes. Nombreux sont ceux qui trouvent qu’avec tout ça, « Une ville, un casino », pénalise les opérateurs qui veulent venir investir dans ce domaine.
Au moment où les plus hautes autorités en charge de la Transition sont engagées dans des réformes majeures visant à mettre fin aux mauvaises pratiques du passé, une importance particulière doit être accordée à ce secteur. Pour cela, elles doivent tout faire pour que ce secteur puisse s’ouvrir à d’autres opérateurs économiques.
Au regard de l’évolution du contexte socio-économique et des réalités qui changent du jour au lendemain, après des décennies d’existence, il est plus que nécessaire de réviser cette Loi qui doit désormais prendre en compte des nouveaux aspects importants.
Selon les constats, chaque opérateur qui essaye d’investir dans le secteur, la société Casino se précipite vers la justice pour barrer la route aux autres. Elle crie sur tous les toits pour dire que c’est elle qui a le monopole.
Il ressort des explications des spécialistes qu’une économie libérale doit être ouverte à tout le monde, surtout dans un pays qui a besoin d’investisseurs pour faire bouger les lignes au profit des communautés qui ne cherchent que des lendemains meilleurs.
Par exemple en Guinée, tous les secteurs sont ouverts aux opérateurs économiques. C’est pourquoi, face aux différents blocages, des opérateurs économiques ayant l’intention d’investir au Mali, se voient finalement obligés d’aller travailler dans d’autres pays comme la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et autres. Cela n’est pas une bonne chose dans ce contexte particulier où des partenaires ont tourné le dos au Mali.
Dans cette logique, il est important de réviser la Loi et d’ouvrir le secteur à d’autres opérateurs économiques. Cela permettra de donner la chance à d’autres d’investir dans le secteur.
Il faut que les jeunes opérateurs maliens puissent avoir le droit d’exercer des activités du genre, surtout que le Président de la Transition de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta ne cesse de rappeler que son échec est synonyme de celui de toute la jeunesse malienne. A cet égard, il accorde une importance particulière à la cause des jeunes qui veulent apporter leur pierre à l’édifice. Donc le législateur doit agir.
Abdoulaye TRAORE / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 08/12/2025 by Ousmane BALLO

