Des tirs ont été entendus ce matin aux abords du palais présidentiel et de la Commission électorale nationale à Bissau, selon des sources concordantes. RFI et l’AFP confirment qu’il s’agissait de détonations nourries, entendues peu après midi (TU), avant que la situation ne semble se stabiliser.
D’après Jeune Afrique, le président sortant Umaru Sissoco Embalo a lui-même contacté la rédaction pour signaler qu’il aurait été arrêté à son bureau du palais présidentiel. Il assure que son ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ainsi que les plus hauts responsables militaires — le chef d’état-major général Biague Na Ntan et son adjoint, le général Mamadou Touré — auraient eux aussi été interpellés.
Le président affirme ne pas avoir subi de violences et accuse le chef d’état-major de l’armée de Terre d’être à l’origine d’un coup d’État en cours.
Tensions sécuritaires autour du palais
En début d’après-midi, un calme précaire était revenu autour des bâtiments officiels. De nombreux éléments de la Garde présidentielle ont été déployés et contrôlent désormais les accès stratégiques menant au palais. Cependant, malgré ces mesures, l’emplacement exact du président Embalo demeure inconnu, alimentant les spéculations sur l’évolution de la situation politique.
Un climat sous tension après le scrutin
Ces événements surviennent dans un contexte déjà électrisé. Les élections présidentielle et législatives du dimanche 23 novembre avaient placé Embalo parmi les favoris. Pourtant, les résultats officiels, attendus pour ce jeudi 27 novembre, n’ont pas empêché les deux principaux candidats — Embalo et son adversaire Fernando Dias da Costa — de revendiquer chacun la victoire dès le lendemain du vote.
Ce scénario rappelle celui de la présidentielle de 2019, qui avait plongé le pays dans plusieurs mois de crise politique, Embalo et Domingos Simões Pereira revendiquant tous deux leur élection.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 26/11/2025 by Ousmane BALLO

