Mali : l’université ABS relève le défi de l’intégration africaine

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Pour la deuxième fois consécutive, l’université privée African Business School (ABS) a organisé la journée de l’intégralité africaine. La 2e édition, célébrée ce dimanche 29 Juin 2025 au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), a tenu toute sa promesse.

Placée sous le haut patronage du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, cette deuxième édition avait pour thème : « Intégration africaine et renaissance culturelle : le Mali, carrefour des identités et des solidarités continentales ». L’événement a été marqué par plusieurs moments forts. Au-delà des discours marquants, des prestations artistiques, un concours interlycéen d’expression artistique, des récitals poétiques, ainsi que le concours « Roi et Reine de l’Intégration 2025 ».

Les participants ont également pu découvrir les saveurs du continent à travers des mets traditionnels proposés par les différentes communautés africaines résidant au Mali. Le tout, en présence d’un invité d’honneur qui n’est autre que M. Isssufu Yacubu, chancelier de l’ambassade du Ghana au Mali.

Dans son discours, la directrice de l’université privée African Business School (ABS), Mme Thiam Sockhna Mariama, explique que son établissement est né d’une conviction profonde selon laquelle l’Afrique doit former en Afrique et pour l’Afrique, des femmes et des hommes debout, des leaders compétents, enracinés dans leurs cultures, porteurs d’une éthique de responsabilité et d’un regard ouvert sur le monde. D’où, elle est fondée sur des valeurs profondément africaines, notamment la valorisation des cultures, le dialogue des peuples, et surtout, la foi dans la jeunesse africaine comme moteur du renouveau.

« Le thème de cette année ‘’Intégration africaine et renaissance culturelle : le Mali carrefour des identités et des solidarités continentales’’ n’est pas un slogan, mais un appel vibrant, un appel à reconnaître la place historique du Mali dans la trame des civilisations africaines, mais aussi à célébrer son rôle de passerelle entre les peuples, les langues et les mémoires », estime Mme Thiam.

Pour la directrice de African Business School, l’intégration africaine ne se décrète pas, elle se construit. Elle est une nécessité politique, une urgence éducative, une mission culturelle. « À ABS, nous avons fait le choix d’en être des acteurs déterminés, en formant une jeunesse capable de penser, d’agir, et d’aimer ce continent avec lucidité et espérance », dira-t-elle.

« Nous soutenons pleinement cette initiative… »

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, quant à lui, il a salué l’engagement de l’Université ABS qu’il a qualifiée de partenaire fidèle aux idéaux panafricains. Il a souligné la parfaite convergence de visions entre l’établissement et le département, notamment sur les questions liées à l’intégration africaine.

« Nous soutenons pleinement cette initiative, qui vient renforcer les efforts que le Gouvernement déploie pour faire avancer l’intégration du continent », a-t-il déclaré. Le Ministre a également rappelé l’importance de la Confédération des États du Sahel, qu’il considère comme une étape décisive dans la quête d’intégration régionale.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali

Last Updated on 30/06/2025 by Ousmane BALLO