Si les membres du Conseil National de Transition (CNT), c’est-à-dire l’organe législatif de la Transition, doivent être des bosseurs qui mouillent le maillot dans l’anonymat total pour le grand bonheur des communautés et celui du pays, malheureusement il y en a certains dont le comportement frise l’humiliation, surtout dans le contexte de crise qui secoue notre pays depuis plusieurs années déjà. Pour la réussite de la Transition, ceux-ci doivent être remerciés et remplacés par des cadres valables qui ont un sens pour l’autorité de l’Etat.
Suite au coup d’Etat du 18 août 2020 contre feu le Président Ibrahim Boubacar Keïta, l’Assemblée Nationale, qui faisait l’objet de contestation de tout genre a été dissoute. Toute chose qui a conduit à la mise en place du Conseil National de Transition (CNT). Si plusieurs choix ont été judicieux, par contre certains laissent à désirer de par leurs comportements, faits et gestes. Ce n’est pas le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta qui dira le contraire, car il a déjà abrogé le décret de nomination de certains qui ont été purement et simplement remplacés. Qu’à cela ne tiennent, d’autres sont toujours décriés. Pour la réussite de la Transition, ceux-ci doivent être remerciés et remplacés par des cadres valables qui ont un sens pour l’autorité de l’Etat.
Dans ce contexte de crise, le CNT n’a pas besoin de ‘’marmitologues’’ comme les qualifient certains citoyens. Des membres de cet organe législatif n’agissent que pour leur ventre. C’est vraiment dommage pour un pays en pleine refondation comme le nôtre. Leurs faits et gestes quotidiens sont assez révélateurs. Qu’on ne se voile pas la face, certains, avant leur arrivée au CNT, avaient tous les problèmes du monde entier pour pouvoir joindre les deux bouts. D’autres faisaient presque le mendiant pour avoir de quoi à mettre sous la dent. Avec les avantages et autres indemnités au sein de cet organe, certains sont prêts à tout, même violer les textes de la République, uniquement pour leur ventre. Nombreux sont vus à l’œuvre dans ce cadre.
S’ils sont toujours quelques-uns au CNT, d’ores et déjà, en qualité de citoyens, les anciens leaders politiques ont saisi Dr Adama Coulibaly, Procureur de la République près le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité, pour le cas de deux membres de cet organe, à savoir Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta, pour injures publiques, diffamation et menaces de mort au moyen de messages vocaux diffusés sur un système d’information à leur encontre. Les plaignants, avec à leur tête Me Mountaga Tall, estiment qu’aux termes de l’article 103 de la Constitution du 22 juillet 2023, ces conseillers nationaux ne bénéficient d’aucune immunité parlementaire.
L’accent est mis sur une exception d’inconstitutionnalité en application de l’article 153 de la Constitution du 22 juillet 2023. Tout de même, ils touchent du doigt la violation des articles 17, 30, 37, 39, 115 et 185. S’il est facile de faire des injures publiques, des diffamations et menaces de mort pour ses propres intérêts, il n’est pourtant pas aussi facile de se tirer d’affaire face à un Procureur aussi tenace que Dr Adama Coulibaly en charge du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité, qui tient surtout à mettre fin à des comportements du genre dans notre pays. D’ores et déjà, les accusés ne dorment que d’un œil.
Source : La Rédaction du Mali
