Une ébullition du front scolaire couve depuis une dizaine de jours du côté de Sikasso où des établissements du secondaire brandissent la menace d’un arrêt de leurs activités au grand dam de leurs nombreux apprenants. Les responsables d’écoles privés l’ont fait savoir dans un communiqué où ils s’en prennent vigoureusement aux autorités pour non-paiement d’arriérés de factures pour le compte des inscrits du public. On comprend en filigrane que le fonctionnement de nombreux établissements scolaires repose essentiellement sur les ressources tirées des orientations du même public que les promoteurs d’écoles se disputent chaque année avec âpreté. Comme qui dirait la création de beaucoup d’écoles n’est économiquement motivée que par les espoirs de dividendes glanés du côté du trésor public sans lequel peu d’établissements survivraient. Toutefois, une cessation d’activités pour cause d’arriérés de paiement risque d’affecter l’ensemble de l’éducation malienne au regard des proportions de l’interdépendance entre le privé et le public. En effet, avec des ouvertures de crédit à hauteur de 15% seulement sur fond de crise de trésorerie cyclique, la probabilité est forte que les difficultés du privé se retournent sur le public sous la forme d’abondance intenable d’effectifs scolaires.
Source : Le Témoin
Last Updated on 17/01/2023 by Ousmane BALLO
