​Mali : La Minusma condamnée les attaques déclenchées à Ansongo

La Minusma a condamné avec la plus « grandeté les attaques barbares » perpétrées par des éléments d’un groupe fermé armé non identifié contre les populations civiles, 8 août, dans la Commune de Ouatagouna, ainsi que dans les localités de Dirgua, Deouteguef et Karou, dans le cercle d’Ansongo (région de Gao).

Le bilan provisoire de ces attaques simultanées est de 50 personnes tuées et douzaines de blessés. « La Minusma présente ses sincères condoléances aux familles endeuillées, ainsi qu’au gouvernement et au peuple maliens. La mission souhaite un prompt rétablissement aux blessés », énonce le communiqué de la mission onusienne publié lundi.

« Ces attaques délibérées contre les populations civiles constitutives des graves atteintes au droit international des droits de l’homme et au droit international humanitaire. Elles sont susceptibles d’être qualifiées de crime contre l’humanité par les tribunaux compétents », indique la Minusma

Et d’ajouter que des « dispositions sont en cours en vue du déploiement par la Minusma d’une mission sur le terrain pour les lieux, ainsi que de l’intensification des patrouilles dans la zone affectée en coordination avec les Forces de défense et de coordination avec les Forces de défense et de sécurité maliennes ».

« La mission aidera également à l’ouverture d’une enquête de droits de l’homme afin de déterminer les circonstances dans lesquelles ces atrocités ont été commises et situer les responsabilités, afin d’aider les autorités maliennes à traduire en justice les auteurs de ces crimes », poursuit le communiqué.

Selon son communiqué, la Minusma continuera à œuvrer avec le gouvernement malien en appui à ses efforts de protection des civils. « Dans ce contexte, et dans le cadre de son mandat, la mission continuera à prêter une attention particulière à la mise en œuvre des volets sécuritaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et au renforce dement de la présence des Forces de défense et de sécurité maliennes », conclut le document.

S. SIDIBÉ

Source : L’Essor