Lutte contre les stupéfiants : plus de 5,3 tonnes de chanvre indien saisies par les éléments de l’OCS à Daba

Les éléments de l’Office central des stupéfiants ont procédé, dans la nuit du 29 au 30 mai à Daba dans la commune rurale de Tiélé, situé à environ 60 km de Bamako, à la saisie de plus de 5 tonnes de chanvre indien. L’information a été donnée le lundi 31 mai au cours d’un point de presse par le directeur général de l’OCS, le Magistrat-colonel Adama Tounkara. C’était dans la salle de conférence de l’antenne rive droite de l’OCS.

Plus de 5,3 tonnes de chanvre indien. C’est l’importante quantité de stupéfiants saisie par les éléments de l’Office central des stupéfiants (OCS) dans le village de Daba dans la commune rurale de Tièlè à environ 60 km de la ville de Bamako. Un record, car jamais une unité de répression n’avait procédé à la saisie d’une telle quantité.

Selon le directeur général de l’OCS, le Magistrat-colonel Adama Tounkara, ces produits saisis se composent de  2806 briques de cannabis et 567 briques de stketch, un produit dérivé du chanvre indien. Le tout pour une valeur estimée à plus de 450 millions de FCFA.  Cette importante saisie est le fruit de plus de 2 ans d’étroite surveillance et de renseignement.

«Nous avons constaté depuis quelques années que la drogue n’arrive plus en quantité dans le district de Bamako suite au changement du mode opératoire des trafiquants. Ils stockent à la périphérie avant de les acheminer en petite quantité vers le centre-ville», a dit le Magistrat-colonel Tounkara.

Il a affirmé que les trafiquants de drogue sont dans une adaptation permanente. «Nous nous adaptons à leur mode opératoire», a-t-il précisé. Avant de révéler que c’est à partir du village de Daba que le marché de Dabanani, le supermarché de la drogue, est alimenté, selon le Magistrat-colonel Adama Tounkara.

De l’avis du DG de l’OCS, le dépôt ainsi détruit est alimenté par des citoyens de nationalité burkinabé qui viennent à partir de Koutiala, sur des motos adaptées par des quadruples ressorts de suspension, les châssis renforcés par des barres de fer pour permettre aux motos de prendre 300 à 400 kg de produits stupéfiants.

Le DG de l’OCS a indiqué les deux présumés propriétaires du dépôt qui ont pris la poudre d’escampette sont activement recherchés. Ces deux personnes sont connues des services de l’OCS, a assuré le Magistrat-colonel Tounkara. «Les recherches continuent», a-t-il promis.

Le chef des opérations (qui a gardé l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité) est revenu sur le déroulement des opérations. Le dépôt, dit-il, situé à plus de 800 mètres du village, était un hangar de 20 m2 construit pour servir de lieu de stockage de la drogue.  Il a indiqué qu’elle s’est déroulée sans aucun incident même si des motocyclistes ont passé toute la nuit à roder autour du lieu de l’opération. Toutefois, pour ne courir aucun risque, il dit avoir fait appel aux éléments de l’unité spéciale de la gendarmerie qui les ont rejoints sur le terrain. Enfin, il a été procédé à la visite des produits saisis stockés dans un magasin.

Abdrahamane SISSOKO