Le président de la Guinée, le Général Mamadi Doumbouya, a radié 22 administrateurs territoriaux des effectifs de la fonction publique et des forces de défense et de sécurité. Ils sont accusés d’avoir favorisé l’orpaillage illégal et la dégradation de l’environnement dans la région administrative de Siguiri.
À Conakry, c’est une sanction sans précédent dans la région de Siguiri. Par décret, le chef de l’État a mis fin aux fonctions de 22 préfets et sous-préfets, tous accusés d’avoir failli à leur mission de protection de l’environnement et des ressources naturelles.
Selon les termes du décret, il leur est reproché d’avoir favorisé la pratique de l’orpaillage illégal, ainsi que l’exploitation artisanale et semi-artisanale de l’or. Des activités qui auraient entraîné la dégradation de l’environnement, la destruction des terres cultivables, des eaux, des ressources halieutiques, de la faune et de la flore dans la région.
La liste des fonctionnaires concernés comprend les plus hautes autorités administratives de la région. Au sommet de l’administration régionale, il s’agit
du Colonel Fayimba Mara, préfet et gouverneur par intérim de la région administrative de Siguiri, figure en tête de liste. Il est accompagné des préfets par intérim de Doko, Dialakoro, Kintinian et Siguirini, respectivement la Sous-lieutenant Mariam 2 Camara, Aliou Camara, le Capitaine Mohamed Lamine Koïta et le Capitaine Sory Camara.
17 sous-préfets également sanctionnés, à savoir : la mesure s’étend à 17 sous-préfets : Bankon, Naboun, Didi, Kourémalé, Fidako, Dioma Bana, Niandankoro, Maléah, Kiniébakoro, Koumandianbougou, Mignada, Niagassola, Tomboni, Norassoba, Franwalia, Tomba Kansa et Noukounkan.
Parmi eux figurent plusieurs officiers supérieurs des forces de défense et de sécurité, dont les Lieutenants-colonels Pépé Doualamou, Richard Yaradouno et Moussa Diakité, ainsi que le Commandant Fodé Isaac Camara.
Cette décision intervient alors que la région de Siguiri, riche en or, est depuis plusieurs années confrontée à une exploitation minière anarchique, dénoncée par les organisations environnementales et les communautés locales pour ses conséquences sur les terres agricoles et les cours d’eau.
Aucune réaction officielle des personnes concernées n’a pour l’heure été enregistrée. Le décret ne précise pas si des poursuites judiciaires seront engagées à leur encontre, au-delà de la radiation administrative.
Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali
Last Updated on 04/11/2026 by Ousmane BALLO
