Burkina Faso : deux policiers révoqués pour détournement de plus de 45 millions FCFA

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Ouagadougou, 19 juin 2026 – Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Chef de l’État, le gouvernement burkinabè a pris plusieurs décisions majeures touchant à la gouvernance publique, à la sécurité et au secteur de la construction. Parmi elles figure la révocation de deux agents de la Police nationale pour détournement de deniers publics, ainsi que l’adoption de deux décrets visant à simplifier les procédures dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.

Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil des ministres a adopté un rapport portant sur la révocation de deux fonctionnaires de police impliqués dans une affaire de détournement de fonds publics.

Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le préjudice financier est estimé à 45 216 000 FCFA, une somme destinée à la prise en charge des opérations de l’Unité Mobile d’Intervention de la Police nationale basée à Koin, dans la région des Bankui.

Les agents concernés sont le Lieutenant de police TIAO B. Nicolas, Chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police nationale des Bankui ; et le Sergent-chef de police ILBOUDO Pawentoré Marcelin, Responsable de la logistique au sein du même service.

Le Conseil des ministres a validé leur révocation conformément aux dispositions de la loi n°027-2018 portant statut du cadre de la Police nationale et du décret n°2019-0406 relatif au règlement de discipline générale de la Police nationale.

Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de renforcer la discipline, la transparence et la redevabilité au sein des institutions publiques.

Au-delà de cette mesure disciplinaire, le gouvernement a adopté deux décrets proposés par le ministère de la Construction de la Patrie, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau Code de l’urbanisme et de la construction, adopté le 3 mars 2026.

Le premier décret concerne la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construction. Selon le ministre Mikaïlou Sidibé, cette réforme vise à rendre les procédures plus lisibles, à réduire le nombre de documents exigés et à diminuer les coûts ainsi que les délais de traitement des demandes.

« Le décret vise surtout à apporter de la lisibilité, simplifier et réduire les pièces exigées, ainsi que les coûts et les délais relatifs au traitement des différents agréments », a expliqué le ministre.

Le second décret adopté porte sur les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.

Selon les autorités, ce texte a pour objectif d’harmoniser le cadre réglementaire existant tout en facilitant l’accès des opérateurs économiques aux agréments nécessaires à l’exercice de leurs activités.

Le gouvernement entend notamment favoriser l’émergence des petites et moyennes entreprises (PME) du secteur du bâtiment et des travaux publics en allégeant les procédures administratives et en améliorant l’environnement des affaires.

À travers ces décisions, l’exécutif burkinabè affiche une double ambition : renforcer la lutte contre les mauvaises pratiques dans l’administration publique et accélérer les réformes destinées à soutenir l’investissement et le développement des infrastructures.

La révocation des deux policiers pour détournement de fonds et l’adoption de nouveaux mécanismes de simplification administrative traduisent ainsi la volonté des autorités de promouvoir une gouvernance plus rigoureuse tout en stimulant l’activité économique dans des secteurs stratégiques pour le développement du pays.

IB / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 20/06/2026 by Ousmane BALLO

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