Les Forces combattantes burkinabè font face à une nouvelle réalité inquiétante : l’utilisation croissante d’adolescents par les groupes terroristes. Plusieurs enfants, certains âgés d’à peine douze ans, ont été interceptés au cours des opérations menées en novembre. Une pratique qui, selon les autorités sécuritaires, traduit l’effondrement des capacités de recrutement de ces groupes.
Dans la région du Nakambé, où les Forces combattantes ont engrangé des succès majeurs ces dernières semaines, les unités engagées ont découvert des mineurs intégrés de force aux groupes armés.
À Comin-Yaaga, dans le Koulpélogo, un garçon à peine pubère, armé d’une kalachnikov, a été appréhendé au sein d’un groupe terroriste. Des sources locales affirment que ce phénomène prend de l’ampleur et témoigne de la difficulté croissante des terroristes à mobiliser des combattants adultes.
Une série d’opérations menées sur plusieurs fronts
Tout au long du mois de novembre, les opérations conjointes des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) se sont multipliées sur plusieurs théâtres d’opérations.
Frappes aériennes et neutralisation de chefs terroristes
- 19 novembre : des pick-up transportant des chefs criminels et de la logistique ont été détruits dans la base de Bouro. L’un des chefs en fuite vers le Nord a également été neutralisé, affaiblissant davantage la chaîne de commandement des groupes armés.
- 8 et 10 novembre : de larges rassemblements terroristes ont été ciblés dans les régions du Soum et du Goulmou, entraînant la neutralisation de nombreuses cellules.
Opérations terrestres ciblées
- 20 et 21 novembre : au nord de Boulsa, plusieurs terroristes ont été neutralisés alors qu’ils tentaient de voler du bétail et de rejoindre leur base.
- 15 et 16 novembre : des équipes terroristes préparant des attaques dans le Goulmou et le Nakambé ont été détectées dans des concessions et des forêts. Des frappes suivies d’assauts terrestres ont permis de détruire des pick-up chargés d’armes et d’explosifs.
- 13 novembre : le Groupe d’intervention spécial du 27ᵉ BIR, basé à Diapaga, a infiltré une position ennemie et neutralisé plusieurs éléments tout en récupérant de l’armement.
- 12 novembre : les 14ᵉ et 23ᵉ BIR ont repoussé des assauts dans les secteurs de Koumbri et Gassan.
- 6 novembre : entre Yalgo et Bani, le 9ᵉ BIR a stoppé un groupe tentant de s’approcher de la RN3.
- 3 novembre : un chef terroriste et sa garde ont été éliminés lors d’une opération ciblée à Baraboulé.
- 2 novembre : des ratissages dans l’Est ont permis d’intercepter et de neutraliser plusieurs criminels.
Une pression continue sur les groupes armés
L’ensemble de ces actions, menées du 2 au 21 novembre, confirme la détermination des Forces combattantes à reprendre le contrôle des zones affectées par l’insécurité. Les opérations conjointes, mêlant frappes aériennes et interventions au sol, ont permis de neutraliser de nombreux combattants, de saisir du matériel et de perturber durablement les réseaux logistiques des terroristes.
Plus encore, l’apparition répétée de mineurs parmi les combattants terroristes est désormais perçue comme un indicateur de l’essoufflement des groupes armés, acculés et contraints à des pratiques désespérées.
Vers la capitulation totale ?
Face à cette dynamique, les autorités sécuritaires assurent que la pression restera soutenue jusqu’à la « capitulation totale » des groupes armés. La protection des populations demeure la priorité, tandis que les unités déployées poursuivent leur offensive sur l’ensemble des régions touchées.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 02/12/2025 by Ousmane BALLO

