Pour la bonne gestion des eaux usées et excrétas au Mali : La CN-CIEPA et ses partenaires se battent pour la révision du décret de 2014

à la une Accueil Actualités Au Mali Flash infos Infos en continus Société

En droite ligne de la recherche des voies et moyens pour la révision du décret fixant la redevance du service public d’assainissement des eaux usées et excrétas au Mali en cours, une délégation conduite par le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA, M. Boureïma Tabalaba a été reçue à la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN), le vendredi 21 novembre 2025, par le Directeur Adjoint de cette structure, M. Balla Sissoko. 

Le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA, M. Boureïma Tabalaba a expliqué que la gestion des eaux usées et excrétas est un sujet qui les tient à cœur. Selon lui, l’ONG BORDA, l’ANGESEM et la CN-CIEPA en collaboration avec les autres acteurs ont engagé courant 2022 des actions de mobilisation, d’information et de plaidoyer visant à accélérer le processus de révision du décret fixant la redevance du service public d’assainissement des eaux usées et excrétas au Mali.

Selon M. Tabalaba, l’étude réalisée en 2023 a laissé apparaitre beaucoup d’insuffisances surtout par rapport aux infrastructures, mais également par rapport à la redevance que les usagers payent.  Il ressort de ses explications que dans ce décret qui est toujours en vigueur, les taux de la redevance du service public d’assainissement des eaux usées ont été fixés successivement à 23 F, 50 F et 75 F CFA par mètre cube d’eau rejetée. Le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA estime que ces taux relativement bas et adoptés à l’issue de rencontres entre les différentes parties prenantes (services techniques, société civile et consommateurs), se sont avérés insignifiants dans l’entretien et l’exploitation des stations d’épuration construites.

A ses dires, selon l’étude relative à la cartographie des assujettis et la charge polluante de juin 2023, toutes les stations de gestion des eaux usées et excrétas fonctionnent à perte et les recettes générées par celles-ci couvrent à peine 30% de leurs charges récurrentes. Selon M. Boureïma Tabalaba, au regard des insuffisances, ce décret doit être révisé. Il a noté que dans tout le processus, ils mettent un accent particulier sur le consensus. Pour lui, avec la prise en compte des préalables, les industriels au sein du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) sont partants pour la révision de ce décret. M. Tabalaba a noté qu’il ressort des différents échanges que le Département en charge de l’Environnement et de l’Assainissement est le porteur de ce dossier à travers ses services centraux.

Le Directeur Adjoint de la DNACPN, M. Balla Sissoko a rappelé que la Coalition Nationale de la Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA/WASH) en tant qu’organisation de la société civile est dans son rôle de  veille citoyenne. Selon lui, si on continue avec ces tarifs, l’objectif visé ne sera pas atteint. Selon le Directeur Adjoint de la DNACPN, main dans la main, il faut travailler pour faire bouger les lignes. M. Sissoko a insisté sur la nécessité de réviser le décret fixant la redevance du service public d’assainissement des eaux usées et excrétas au Mali, car ces tarif ne peuvent rien résoudre. 

Tougouna A. TRAORE

Source : La Rédaction du Mali

Last Updated on 24/11/2025 by Ousmane BALLO