À Mopti, l’ONG Diam Sahel, présidée par Yaya Bamadio, a réuni les 13 et 14 novembre 2025, les acteurs de la sécurité et de la gouvernance locale afin d’évaluer la situation sécuritaire, d’identifier les défis persistants et de proposer de nouvelles orientations. L’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de la région, Daouda Dembélé.
C’est une session hautement stratégique pour la région que l’ONG Diam Sahel a bien voulu organiser. L’épicentre de la crise sécuritaire depuis plus d’une décennie, Mopti tout comme les autres régions du Mali continue de subir les affres de la violence. Cette session a donc permis de dresser un état des lieux précis de la situation sécuritaire dans la région et renforcer la gouvernance locale de la sécurité.
Pour ce faire, la session a réuni les autorités administratives, représentants des forces de défense et de sécurité (FDS), responsables communautaires et membres de la société civile. Les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les FDS, les autorités locales et les citoyens. Selon Diam Sahel, une approche plus coordonnée est indispensable pour faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs localités de la région.
Ainsi, Yaya Bamadio, président du Conseil d’administration de Diam Sahel, a présenté le plan d’actions opérationnel 2025-2028, un document stratégique aligné sur les orientations nationales et les conclusions du dialogue inter-malien. Ce plan ambitionne de consolider la cohésion sociale, de promouvoir la gouvernance locale et de favoriser la gestion communautaire des conflits grâce à des mécanismes endogènes.
Malgré les efforts engagés, plusieurs défis restent à surmonter. Le conseiller à la sécurité du gouverneur, Mamadou Sidiki Konaté, a relevé des contraintes financières limitant la pleine opérationnalisation du CCSR. « L’absence de partenaires ralentit la mise en œuvre du plan d’action, alors que les besoins sont importants », a-t-il déclaré.
Le gouverneur, Daouda Dembélé, a salué l’initiative, soutenue par la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) de la Suisse, qu’il juge conforme aux orientations des autorités nationales. « Mopti demeure une région résiliente, déterminée à retrouver la paix malgré les difficultés », a-t-il affirmé.
Les panels thématiques ont permis d’aborder la réforme du secteur de la sécurité sous différents angles : dynamiques communautaires, gouvernance locale et police de proximité. Les panélistes ont expliqué les principes de cette police orientée vers le rapprochement entre les forces de sécurité et les populations, considérée comme un outil essentiel de prévention et de stabilité.
Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali
Last Updated on 21/11/2025 by Ousmane BALLO
