L’armée malienne a annoncé lundi 8 septembre une opération d’envergure dans les cercles de Diéma et Nioro du Sahel, dans la région de Kayes quelques jours apres la libération de six routiers sénégalais.
L’état-major général des Forces armées maliennes (FAMa) a indiqué, dans un communiqué publié lundi, que les FAMa ont conduit le samedi 6 septembre 2025 une vaste offensive dans la région de Kayes, ciblant les Groupes armés terroristes (GAT) dans les cercles de Diéma et Nioro du Sahel.
L’opération, présentée comme « un tournant décisif », a permis la destruction de plusieurs bastions djihadistes, la neutralisation de nombreux combattants et la mise hors d’état de nuire d’un important arsenal de guerre. Des quantités significatives de matériel logistique ont également été détruites, selon la même source.
Les FAMa précisent que les ratissages se poursuivent afin de sécuriser l’axe Bamako–Kayes, considéré comme vital pour le transport transfrontalier de produits pétroliers, de ciment, de denrées alimentaires et de biens manufacturés.
Dans le même temps, l’Union des Routiers du Sénégal (URS) a annoncé, samedi 6 septembre, la libération des six routiers sénégalais enlevés deux jours plus tôt par des groupes djihadistes au Mali. Parmi les otages figuraient deux chauffeurs et quatre apprentis impliqués dans le transport de marchandises entre le Sénégal et le Mali.
Un transporteur sénégalais a confirmé à APA le retour sains et saufs de quatre de ses employés, dont deux chauffeurs et deux apprentis.
L’URS, qui avait qualifié l’enlèvement d’« atteinte grave » à la sécurité des travailleurs et à la libre circulation régionale, a remercié les autorités sénégalaises pour leur suivi du dossier et invité les chauffeurs à faire preuve de prudence dans leurs déplacements transfrontaliers.
Le gouvernement du Sénégal, par la voix du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, avait indiqué vendredi 5 septembre ne disposer d’« aucun élément permettant de confirmer » l’enlèvement, avant l’annonce de la libération par l’URS.
Cette affaire survient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu dans l’ouest du Mali, où le groupe jihadiste Jamaat Nosrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a récemment proclamé un blocus sur Kayes et sur plusieurs axes du cercle de Nioro du Sahel.
Source : apanews.net
Last Updated on 09/09/2025 by Ousmane BALLO
