La deuxième réunion annuelle du Conseil National de Crédit, tenue la semaine dernière, au siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de Bamako, a servi de cadre pour informer les acteurs du secteur économique malien sur les indicateurs de croissance enregistrés dans les zones de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Elle a été aussi une opportunité pour mettre l’accent sur les défis auxquels sont confrontées les micros, petites et moyennes entreprises ; l’état des opérations d’accès au crédit.
Cette importante réunion a regroupé les représentants des banques, du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), de la Chambre d’Agriculture, de la Chambre de Commerce et d’Industrie, des membres de la société civile et des consommateurs. Depuis un certain temps, les plus hautes autorités accordent une importance particulière à tous les aspects de l’économie en vue de pouvoir relever avec efficacité tous les défis. Les différentes stratégies adoptées à cet effet portent leurs fruits.
Dans cette dynamique, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, est au four et au moulin. C’est pourquoi, lors de la deuxième réunion annuelle du Conseil National de Crédit, M. Sanou a apprécié la baisse de 0,25 point du taux directeur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le ministre de l’Économie et des Finances n’a pas manqué de toucher du doigt l’importance de faciliter l’accès au crédit pour soutenir les entreprises maliennes.
Il ressort clairement de ses explications que la récente décision du Comité de Politique monétaire de réduire le taux directeur de la Banque Centrale à 0,25 % a été principalement motivée par la solide performance de tous les indicateurs économiques dans la région. Aux dires de M. Sanou, ils ont fait un point sur cette performance, notamment sur le taux de croissance qui est attendu de l’ordre de 7% dans la zone, un taux d’impression qui se situe à environ 2,7% dans la zone et des déficits budgétaires dans une moyenne de 4,7% dans la zone.
Il pense que ces faits renforcent une vision optimiste et une relance économique prometteuse dans la région. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, en s’appuyant sur ces perspectives encourageantes, le Comité de Politique Monétaire a décidé de réduire de 0,25 % les principaux taux directeurs. Conformément à la vision et aux orientations des plus hautes autorités du pays, M. Alousséni Sanou n’a pas manqué de demander à la Banque Centrale l’élaboration d’un plan détaillé visant à établir un mécanisme qui facilite davantage l’accès aux crédits bancaires pour soutenir le financement des activités des micros, petites et moyennes entreprises.
Il ressort de ses explications qu’il a été montré que plus de 96% de nos entreprises au Mali sont des micros, petites et moyennes entreprises et qu’il est nécessaire de mettre en place un mécanisme pour pouvoir les encadrer et les accompagner afin qu’elles puissent avoir plus d’accès aux crédits bancaires pour pouvoir assurer le financement de leurs activités et assurer le processus de croissance interne, endogène. Aux dires de M. Sanou, il a été rappelé lors de la réunion que sur le plan des statistiques, plus de 1139 milliards ont été accordés aux micros, petites et moyennes entreprises.
Il se trouve que celles qui sont dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif mis en place pour faciliter leur accès ne représentent pas plus de 30 %. « C’est pourquoi on a instruit à la Banque Centrale de nous donner un plan d’action détaillé avec tous les responsables et toutes les actions à mettre en œuvre pour qu’avant la prochaine session, nous puissions nous accorder sur ce plan. Pendant les travaux, les statistiques des entreprises et des banques conformes aux normes prudentielles et aux directives de la Banque Centrale sur l’interopérabilité, ont été examinées.
Il a également été mentionné que l’ensemble des banques sera connecté à une plateforme unique au sein de la BCEAO. Quelqu’un qui a son compte dans une banque peut faire des transferts à partir d’un téléphone, quelqu’un qui a son compte peut faire des transferts à partir d’une autre structure, et toute la compensation se fait au niveau de la Banque Centrale. Nous n’avons plus besoin d’avoir des ressources, soit en dépôt physique uniquement dans la banque ou en dépôt sous forme d’unité de valeur chez un marchand ou en tout cas un opérateur de paiement », a fait comprendre le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou.
Le Directeur National de la BCEAO-Mali, M. Barema Bocoum, a saisi cette opportunité pour informer que tous les billets mutilés qui seront amenés au guichet des banques seront systématiquement déposés au niveau de la Banque Centrale et en contrepartie, les banques vont servir les clients en coupure de bonne qualité. Il ressort clairement des constats que le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, et la BCEAO-Mali sont sur la même longueur d’onde pour relever les différents défis.
Abdallah SANOGO
Source : La Rédaction du Mali
