Projet Zone Agricole Partagée (ZAP) : L’UDA et l’UE au secours de 200 jeunes

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L’Union des Ambassadeurs (UDA) a organisé, le lundi 14 avril 2025, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), la cérémonie officielle de lancement de la cohorte de 200 jeunes bénéficiaires du projet Zone Agricole Partagée (ZAP), avec le soutien financier de l’Union Européenne.

Porté par l’UDA, ce projet novateur vise à former, insérer et accompagner durablement des jeunes maliens et des migrants de retour dans le secteur agroalimentaire à travers un programme de formation professionnel structuré par une approche par le marché. Le projet ZAP permet également à l’investissement productif de la diaspora afin de contribuer financièrement et professionnellement au projet entrepreneurial des futurs apprenants. Grâce à l’appui de l’Union Européenne, qui place le développement de la jeunesse au cœur de ses priorités au Mali, le projet permettra : la formation de 200 jeunes sur les techniques agricoles innovantes : maraîchage, aviculture, pisciculture, élevage, et gestion d’exploitation ; la mise à disposition d’infrastructures agricoles collectives, durables et modernes ; un accompagnement personnalisé par des experts du secteur privé de la chaîne agricole pour favoriser la réussite des projets portés par les bénéficiaires ; l’inclusion de tous les Maliens, avec 50% de femmes et 50% d’hommes, dont 10% de personnes handicapées à plus de 50% de leurs capacités.

Cette première cohorte, composée de jeunes motivés et porteurs de projets, sera logée pendant 2 ans dans un internat situé dans une Zone Agricole Aménagée à Mofa (Baguineda). Elle bénéficiera d’une bourse et d’une certification à la fin de leur formation ; ainsi que d’un accès aux financements facilité et des kits de lancement selon leur projet d’insertion.

Le président de l’UDA, Mr. Dadié Soumaré a précisé ceci : « Créer des emplois décents nécessite de former des cadres agricoles, c’est pourquoi nous avons pour ambition, avec le précieux soutien technique et financier de la Délégation de l’UE au Mali, d’insérer 200 jeunes par la voix de l’entreprenariat agricole. Les tranches d’âge concernées sont de 15 à 35 ans dont 50 % de femmes, 10 % de jeunes en situation de handicap et 10 % de migrants de retour. ».

La vice-présidente de l’UDA, non moins Directrice de projet, Mme Yasmine Cissé a fait comprendre ce qui suit : « La sécurité alimentaire est un droit fondamental, et il est de notre responsabilité de travailler ensemble pour garantir que chaque Malien puisse accéder à une nourriture décente, saine et nutritive. Afin de pouvoir faire face aux défis qui sont les nôtres, nous devons développer des solutions et mécanismes endogènes à fort impact ». « La voie vers la souveraineté économique, alimentaire et sécuritaire au Mali demande un engagement collectif. Nous devons investir dans l’éducation, la technologie et les infrastructures rurales. Ensemble, nous pouvons créer un système alimentaire durable qui non seulement nourrit notre peuple, mais qui renforce également notre économie. C’est notre devoir et notre avenir », a-t-elle ajouté.

Pour l’Ambassadrice de l’UDA, Mme Oumou Sangaré, il faut ouvrir toutes les portes aux jeunes qui reviennent investir au Mali.

L’Ambassadeur Union Européenne, M. Thomas Eckert estime que ce Projet est une réponse à des défis systémiques. Selon lui, avec ce projet, la terre devient une vraie opportunité.

Le président d’honneur du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), M. Amadou Diadié Sankaré a précisé que l’entreprenariat agricole est difficile. Selon lui, il faut être persévérant et confiant. « Apprenez de vos échecs et vous irez loin », a donné  comme conseil M. Sankaré. L’entrepreneur Ibrahim Diawara a mis un accent particulier sur la multiplication des initiatives de ce genre pour lutter contre le chômage et créer des richesses.

Le ministre de l’Agriculture, M. Daniel Siméon Kéléma a noté que ce projet vise à atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle prônée par les plus hautes autorités de notre pays.  Il a expliqué que ce projet répond à deux défis majeurs auxquels notre pays est confronté, à savoir l’insertion économique des jeunes et la dynamisation durable du secteur agro-alimentaire.

Abdallah SANOGO

Source : La Rédaction du Mali

Last Updated on 23/04/2025 by Ousmane BALLO