Crise sécuritaire au centre : Koro débordée par des déplacés

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À Koro, région de Bandiagara, il ne se passe pas une semaine sans que des familles déplacées arrivent en vague. Au point que la ville est totalement débordée par des populations victimes du terrorisme.

Ces personnes viennent des villages du Cercle de Koro, mais surtout du pays voisin, le Burkina Faso, principalement de la région de Wahigouya. Le week-end dernier, une nouvelle vague de réfugiés du Burkina Faso est arrivée à Koro dans la région de Bandiagara. Cette fois-ci, environ 532 ménages au total sont arrivés. Ils ont été chassés de leur village par les groupes armés terroristes. Déjà, Koro hébergeait environ 200 foyers avant cette nouvelle vague de déplacement. Ainsi, les autorités municipales demandent de l’aide pour ces réfugiés.

Selon nos informations, durant le week-end du 12 au 13 avril 2025, plus de dix villages burkinabés dans la région de Ouahigouya ont totalement été vidés de leurs habitants à cause des groupes armés terroristes. La plupart de ces personnes sont venues à Koro les mains vides, laissant tout derrière elles. Déjà, la ville était débordée avec les foyers sur place. Avec cette nouvelle arrivée, la mairie, visiblement dépassée par la situation, lance un cri de cœur afin que ces familles puissent être assistées sur le plan humanitaire.

Sur Studio Tamani, le 1er adjoint au maire de Koro, Issa Sagara, affirme que d’autres réfugiés continuent d’arriver « En deux jours nous avons recensé 532 ménages, et il y a beaucoup qui sont en cours de route », souligne-t-il. Selon lui, les besoins en habitation, alimentation et vêtements sont énormes « Ces personnes ont quitté sans rien prendre. Les maisons qu’ils ont, sont déjà occupés par les anciens réfugiés », poursuit le maire qui invite l’État et ses partenaires à leur venir en aide.

Dans le centre du Mali, Koro n’est pas la seule ville à être confrontée à des cas de réfugiés. Depuis 2019, les grands villages de la région de Mopti, sont envahies par des déplacés internes. Maintenant, depuis 2021, ces villages font face aussi à des déplacés externes, notamment ceux qui viennent du Burkina. Il faut préciser que dans ces zones, beaucoup de localités vivent sous les accords locaux avec les groupes terroristes, ce qui a baissé un peu la tension.

Amadou Kodio

Source : Ziré