Bollé mineurs filles et garçons : un système WASH maîtrisé ! 

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Au total, 146 mineurs garçons et 14 mineures filles sont détenus, ainsi qu’une vingtaine de mineurs de mères détenues sont à Bollé. Le service Eau, Hygiène et Assainissement (WASH) et nutrition est jugé être un peu à la hauteur. C’est ce qui ressort d’une visite effectuée au Centre Pénitentiaire l’Éducation Surveillée de Bollé mineurs (garçons et filles), dont l’objectif était de s’enquérir de l’état nutritionnel des mineurs en conflit avec la loi et leur accès au service WASH.

Le 20 décembre 2024 à 10h 30 au Centre pénitentiaire l’Éducation surveillée de Bollé mineurs Garçons. A l’entrée, l’on se croit dans une garderie d’enfants ou  dans un centre de formation d’enfants. A gauche, l’on aperçoit des tenus mineurs en train d’apprendre des métiers, telle que la menuiserie en bois et métallique.

Un peu au fond, d’autres enfants sont là en train de jouer à la carte. « Ici à Bollé mineurs Garçons, les enfants en conflits avec la loi et détenus dans nos locaux sont tous des garçons. Ils sont âgés de 13 à 18 ans. Tant que l’enfant n’a pas 13 ans, il ne doit être admis à Bollé. A la date du 20 décembre 2024, ils sont au nombre de 146 mineurs garçons détenus à Bollé », nous confie M. Ibrahim Sacko, directeur adjoint de Bollé Mineurs Garçons.

Parlant du service Wash à Bollé mineurs Garçons, M. Ibrahim Sacko estime que l’assainissement et l’hygiène des lieux se font par les enfants détenus eux-mêmes, sous la supervision des agents de la Direction. « L’État est très regardant aux besoins des enfants. Le Centre est alimenté par le réseau SOMAGEP. Nous avons également un forage qui permet d’avoir de l’eau potable à tout moment », nous témoigne-t-il.

Selon le Directeur Adjoint, Bollé Mineurs Garçons comprend quatre dortoirs dotés chacun d’une douche intérieure. « Ces différentes douches intérieures sont entretenues par les détenus eux-mêmes. Chaque chambre a un chef qui reçoit les kits d’hygiène (savon, eau de javel et autres) et qui veille sur l’hygiène et l’assainissement du lieu. C’est vraiment une organisation interne qui se passe bien. Parfois, nous récompensons ceux dont la chambre est plus propre », ajoute-t-il, avant de préciser que l’évacuation des eaux usées ne pose plus de problème.

Quant à Bollé mineures Filles, M. Babou Togora, Point focal nutrition à la direction nationale d’Administration pénitentiaire, Éducation surveillée, soutient que le problème d’accès à l’eau potable est un mauvais souvenir, grâce à la réalisation des forages.

Une nutrition acceptable ! 

S’agissant de la nutrition, M. Ibrahim Sacko témoigne que cela est pris en charge par l’État. « L’État et ses partenaires nous dotent en céréales et condiments, ainsi que tout ce qui est nécessaire pour la croissance de l’enfant. Ici, les enfants ont droits à trois repas par jour », ajoute-t-il, tout en précisant que ces repas se composent du haricot, du tô, du riz, du lait et du spaghetti.

Aussi, le centre dispose d’un espace maraîcher. « Dans cet espace, nous cultivons de la papaye et de la patate douce. En plus des fruits, nous pensons que ces enfants ont aussi besoin de la salade, du chou, d’aubergine et plein d’autres légumes.  Malheureusement, l’État n’est pas en mesure d’assurer tous les aliments nutritifs qui sont très bons pour la croissance des enfants », souligne-t-il.

Quant à M. Babou Togora, il précise les mineurs de mères détenues ne sont pas du tout des détenus. « La loi est claire là-dessus, ces enfants doivent forcément quitter la prison à partir de trois ans. Parce qu’en la matière, il n’y a pas de ligne budgétaire pour ces enfants. En plus des petits accompagnements de l’État, ce sont les partenaires qui les soutiennent beaucoup. Il y a même une crèche qui a été construite au sein de Bollé Femme et qui reçoit des dons des partenaires pour ces enfants de mères détenues », ajoute-t-il. 

Au Centre pénitentiaire l’Éducation surveillée de Bollé mineurs Garçons, le directeur adjoint, M. Ibrahim Sacko, formule des besoins : réalisation des nouvelles latrines ; obtention d’un jardin potager digne de ce nom. Quant à Bollé Mineures filles et Femmes, M. Babou Togora souligne qu’il faut aller à la création d’une ligne budgétaire pour la prise en charge des enfants dont les mères sont détenues

En attendant la prise en compte de ces besoins, les deux centres sont appelés à fonctionner avec les moyens du bord.

Ismaël Traoré

Source : Ziré