La saisine du conseil de sécurité par le Mali : La solidarité entre puissances impérialistes primerait elle sur des colonies ?

Le Mali fournira de nouvelles preuves devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) accusant la France d’avoir fourni des armes de guerre et des renseignements à des groupes terroristes, a déclaré le Colonel Abdoulaye Maiga Premier ministre par intérim. « Ici, au Mali, nous faisons très clairement la différence entre les autorités actuelles de la France en place et le peuple français que nous respectons énormément» dit le M. Abdoulaye  Diop. Les autorités françaises semblent être coupables de beaucoup de choses notamment,  violations intempestives de l’espace aérien malien, en plus de cela, elles fournissent des renseignements et des armes à des groupes terroristes. Cette attitude des autorités françaises non moins pays membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, semble être   grave.

Rappelons que depuis le 16 août dernier, Bamako avait saisi et porté plainte contre la France devant le Conseil de Sécurité en demandant la tenue d’une réunion d’urgence pour objet de faire un point sur la situation dans le pays, une demande qui est toujours sans réponse.

Bamako y dénonce une nouvelle fois des violations sans cesse de son espace aérien par la France et affirme avoir des preuves et être prêt à les présenter devant le Conseil de sécurité.

La guerre entre le loup et l’agneau : « Le loup l’emporte et puis le mange sans autre forme de procès » fable de Jean de la Fontaine. Cet adage n’est- il pas le mieux pour qualifier les différends qui existent aujourd’hui entre les autorités françaises à celles du Mali  devant le conseil de sécurité de l’ONU?

A cet effet, le lundi 15 août 2022, le Mali a porté plainte contre la France devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour plusieurs raisons à savoir : violation de son espace aérien, l’atteinte à sa souveraineté et soutien aux groupes terroristes. Malgré le caractère alarmant de l’accusation de la France, le Conseil de sécurité, sans pourtant opposer une fin de non-recevabilité, a tout simplement choisi de faire le silence radio.

Une ancienne colonie appelle à la barre devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), son ancien colonisateur pour des actes qualifiables de crimes Pour la première fois dans l’histoire des Relations Internationales. Le monde entier est curieux de savoir le fond de ce problème et la réponse de l’ONU à cette plainte du Mali. Pour les plus indiscrets pour ne pas dire curieux, l’attente semble  encore plus longue qu’ils ne s’attendaient.  Car, le Conseil de sécurité, chargé d’assurer les libertés fondamentales et les droits fondamentaux de tous les peuples, gage d’une paix mondiale, ne semble pas être intéressé par l’affaire malgré la persistance de l’État du Mali.

En définitive, face à cette attitude passive de l’ONU nous interpellons les organisations sous régionales, panafricaines des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA) à se poser la question suivante : pourquoi ce silence radio de la part de la communauté internationale face à la plainte de l’État du Mali ?

Assitan DIAKITE

Source : L’Alternance

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